Narbonne : Un bénévole de la Protection civile accusé d’avoir violé et agressé sexuellement des adolescentes en stage


Illustration. (Shutterstock / Elena Dijour)

Un bénévole de la Protection civile de Narbonne (Aude) est accusé de deux viols et d’agressions sexuelles commis sur des adolescentes qui suivaient des stages de secourisme, et sur de jeunes recrues.

Un homme âgé d’une quarantaine d’années, qui exerçait en tant que bénévole à la Protection civile de Narbonne, est soupçonné d’être un prédateur sexuel, relate L’Indépendant. Durant plusieurs mois au cours de l’année scolaire 2019, le quadragénaire aurait violé, agressé sexuellement et harcelé plusieurs adolescentes dans le cadre de ses fonctions.

Pas moins de deux plaintes pour viols et six plaintes pour agressions sexuelles ont été déposées à son encontre. L’enquête a conduit à sa mise en examen et son placement sous contrôle judiciaire. Le suspect a, par la suite, été placé en détention provisoire avant d’être de nouveau remis en liberté sous contrôle judiciaire, il y a quelques jours.

Chantage et pressions

Les enquêteurs en charge de ce dossier criminel ont déterminé que l’homme fréquentait des adolescentes qui suivaient des stages pour apprendre les gestes de premiers secours au sein de la Protection civile. Ces stages s’intégraient dans le cadre de leur formation au Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA). L’homme aurait usé de chantage au diplôme et de pressions diverses pour obtenir des faveurs sexuelles et assouvir ses pulsions.

Ces stagiaires de passage ne sont pas les seules plaignantes. De jeunes recrues de l’association, mineures également, disent avoir subi des agressions sexuelles et des faits de harcèlement de la part du bénévole. Elles dénoncent des gestes ou des agissements répréhensibles répétés, commis dans les locaux ou dans l’un des véhicules de la Protection civile qu’il utilisait pour aller récupérer les adolescentes dans un établissement scolaire de la ville.


Bénévole depuis plusieurs années

Le président de la Protection civile, Alain Lascombe, a assuré avoir été surpris par les faits dénoncés et avoir appris la nouvelle au moment de l’interpellation du bénévole. « Nous sommes tous tombés des nues. Il n’y avait jamais eu aucun souci avec ce bénévole qui était depuis 4 ou 5 ans à la Protection civile », a-t-il confié au quotidien local.

L’enquête se poursuit pour tenter d’identifier d’éventuelles autres victimes. Les adolescentes qui se sont manifestées bénéficient d’un soutien psychologique.