Nice : L’homme qui a mordu un policier à la main lors d’un contrôle du confinement dépose plainte


Illustration. (Gérard Bottino / Shutterstock)

Placé en détention provisoire, le trentaine qui est accusé d’avoir mordu la main d’un policier jusqu’au sang, a déposé plainte et souhaite saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).


Pour son avocat, cet employé d’un grand hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat « a été obligé de mordre » le policier. Le mis en cause, un homme de 30 ans, est poursuivi pour avoir mordu un major de la police nationale lors d’un contrôle du confinement, dans une rue de Nice (Alpes-Maritimes), mardi dernier.

S’il y a bien eu une morsure de la part de son client, « c’est parce qu’il essayait de se libérer du bras du policier qui l’étranglait, c’est dans un réflexe de survie. C’est lui qui a été victime de violences », a déclaré Me Darmon auprès de Nice Matin, ce lundi. Il a déposé plainte auprès du procureur de la République de Nice et souhaite saisir l’IGPN.

Verbalisé pour non-respect des mesures de confinement

Lorsque le contrôle de la police nationale a dégénéré, le trentenaire cheminait dans la rue au côté de son épouse enceinte, sans attestation de déplacement dérogatoire, pour se rendre à un rendez-vous médical chez un gynécologue, a expliqué l’avocat.

Ils se trouvaient à ce moment-là rue d’Arson à Nice, et « avaient déjà été verbalisés par un policier municipal un peu avant », précise-t-il.


Une audience fixée pour le 29 mai

D’après les premiers éléments de l’enquête, le mis en cause aurait insulté le major de police à plusieurs reprises, le traitant notamment de « suppôt de la Gestapo », avant de le mordre jusqu’au sang. Le conseil du trentenaire assure pour sa part que son client a reçu deux coups de coude, et qu’il nie avoir outragé et blessé le fonctionnaire.

Le fonctionnaire de police a été contraint de subir une batterie d’examens médicaux. (photo Alliance Police Nationale)

De son côté, l’avocat du policier, Me Adrien Verrier, assure « qu’aucun élément objectif ne vient démontrer l’hypothèse d’une bavure ». Une audience doit se tenir devant le tribunal correctionnel de Nice le 29 mai prochain. En attendant, le prévenu se trouve derrière les barreaux et son avocat devrait déposer une demande de mise en liberté.