Nouvelle nuit de violences urbaines en région parisienne, une école incendiée à Gennevilliers et 9 interpellations


Des policiers lors d'un nouvel épisode de violences urbaines à Villeneuve-la-Garenne, dans la nuit du 21 au 22 avril 2020. (photo Remy Buisine ©)

Quatrième nuit de tensions en région parisienne après l’accident de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) où un homme sur une moto non homologuée, sans casque, s’est blessé en percutant une voiture de police. Neuf individus ont été interpellés par les forces de l’ordre qui ont été prises pour cible à de multiples reprises.

Des violences urbaines se sont déroulées dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis notamment, dans la nuit de mardi à mercredi, pour la quatrième nuit de suite. La préfecture a fait savoir que ces nouveaux incidents étaient de plus faibles intensités comparé aux nuits précédentes.

Un incendie s’est déclaré peu avant minuit dans l’école primaire Paul-Langevin de Gennevilliers, située à l’entrée du quartier du Fossé de l’Aumône. Le feu a débuté dans le bureau de la directrice avant de se propager à d’autres salles du bâtiment. Les sapeurs-pompiers sont rapidement arrivés sur place et ont circonscrit l’incendie. Au total, quatre salles ont été détruites. Selon les premiers éléments de l’enquête, plusieurs individus se sont introduits dans l’établissement en fracturant une porte. La piste d’un acte volontaire est privilégiée.

Dans le même temps, les policiers étaient pris pour cible par des tirs de mortiers dans le quartier de Luth. Un homme a pu être interpellé alors qu’il venait de faire usage de mortiers. Il a été placé en garde à vue. Aucun policier n’a été blessé.

Des incidents ont aussi été signalés une nouvelle fois à Villeneuve-la-Garenne, Nanterre ou encore à Rueil-Malmaison où quatre personnes ont été arrêtées, ainsi qu’à Bagneux et Colombes.


Des violences à Montreuil et à Aulnay-sous-Bois

En Seine-Saint-Denis, des violences urbaines ont éclaté à Montreuil. Les policiers sont intervenus dans le secteur de la rue Pierre Brossolette alors qu’une quinzaine d’individus armés de battes de baseball avaient installé des barricades qu’ils avaient incendiées.

A l’arrivée des forces de l’ordre, ils ont utilisé des mortiers d’artifice à leur encontre. Deux suspects ont été interpellés. Lors de leur sécurisation, les policiers ont découvert 11 cocktails Molotov qui étaient dissimulés dans des buissons. Une bouteille contenant de l’essence a également été saisie.

Par ailleurs, deux individus ont été arrêtés à Aulnay-sous-Bois alors que les policiers étaient là encore, visés par des tirs de mortiers d’artifice.

Des incidents dans le Val-d’Oise et les Yvelines

Dans le Val-d’Oise, les forces de l’ordre ont également été confrontées à des violences urbaines, notamment à Ermont où 11 caméras de vidéosurveillances ont été mises hors service. L’une a été retrouvée par terre, son mât ayant été scié. Un véhicule de police a aussi été la cible de tirs de mortiers à Montigny-lès-Cormeilles.

De plus, les policiers ont essuyé des jets de projectiles à Mantes-la-Jolie et à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, mais également à Trappes. Aucun blessé n’est à déplorer et aucun des agresseurs n’a pu être interpellé.

La préfecture de police de Paris interdit l’achat de feux d’artifices

Ce mardi, la préfecture de police de Paris a décidé d’interdire l’achat et la détention de feux d’artifices et autres articles pyrotechniques, « à Paris et dans la petite couronne à compter du 21 avril 2020 20h00 ». La mesure prévoit l’interdiction de « la vente ou la cession à titre gratuit, ainsi que le port et le transport par des particuliers, d’artifices de divertissement et d’articles pyrotechniques », gros pétards et feux d’artifices parmi les catégories les plus bruyantes ou dangereuses.