Otages libérés au Burkina : les 2 militaires français tués étaient membres du commando Hubert


Le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello ont été tués lors de l'opération au Burkina. (photos marine nationale)

L’Élysée a annoncé ce vendredi à la mi-journée qu’une opération dans la nuit de jeudi à vendredi avait permis de libérer quatre otages au Burkina Faso. Deux militaires français ont été tués lors de ce raid, le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello.


Les otages français libérés sont Patrick Picque et Laurent Lassimouillas. Ils avaient été enlevés le 1er mai dernier au Bénin alors qu’ils effectuaient un séjour touristique. Leur guide avait été retrouvé mort peu après. Une ressortissante américaine et une Sud-coréenne se trouvaient avec les deux français et ont aussi été libérés.

Les deux otages français ont été libérés. (DR)

Deux militaires français ont été tués lors de cette opération. Le maître Cédric de Pierrepont (à gauche sur la photo) et le maître Alain Bertoncello étaient respectivement nés en 1986 et 1991. Chacun était pacsé. Ils étaient tous les deux décorés et étaient membres du commando Hubert, commando d’action sous-marine composé de nageurs de combat.

Deux militaires expérimentés et décorés

Le maître Cédric de Pierrepont « était pacsé et cumulait 15 ans de service au cours desquels il a plusieurs fois été engagé sur des théâtres d’opérations en Méditerranée, au Levant et au Sahel ; théâtre sur lequel il était déployé depuis le 30 mars dernier », a écrit la marine nationale, ajoutant que le militaire avait été décoré à plusieurs reprises.

« En août 2012, il réussit le cours de nageur de combat puis rallie le commando Hubert. Il y occupait les fonctions de chef de groupe commando depuis le 1er avril 2018 », explique le communiqué.

« Il était titulaire de quatre citations (à l’ordre du régiment, de la brigade et de la division) avec attribution de la Croix de la Valeur Militaire et d’une citation à l’ordre de la Brigade avec attribution de la Médaille d’or de la Défense nationale. Il était en outre décoré entre autres de la Médaille d’or de la défense nationale « Nageur de combat – Missions d’opérations extérieures » et de la médaille d’Outre-mer avec agrafes Sahel et Liban », peut-on également lire.

« Il était titulaire d’une citation à l’ordre du régiment avec attribution de la Médaille d’or de la Défense nationale »

Le second militaire, le maître Alain Bertoncello, était affecté au commando Hubert depuis près de deux ans : « Après 5 ans au commando Jaubert, il obtient le brevet de nageur de combat et rejoint le commando Hubert basé à Saint-Mandrier dans le Var, où il était affecté depuis juillet 2017 ».

« Après son entrée au sein des commandos marine, le maître Bertoncello a participé à des missions de défense des intérêts maritimes français aux Seychelles (protection des thoniers) et à plusieurs opérations extérieures au Qatar, au Levant et au Sahel ; théâtre sur lequel il était engagé depuis le 30 mars dernier », indique la marine nationale.

« Le MT Bertoncello était pacsé. Il cumulait plus de 7 ans de service au sein de la Marine nationale. Il était titulaire d’une citation à l’ordre du régiment avec attribution de la Médaille d’or de la Défense nationale et était décoré de la Médaille d’Outre-mer pour le Moyen-Orient ainsi que de la Médaille d’argent de la Défense nationale », mentionne ce même communiqué.

« Toute la Nation s’incline devant leur courage »

« Je salue la mémoire des deux militaires des forces spéciales de l’opération Barkhane morts pour la France lors de la libération des quatre otages au Burkina Faso », a écrit Florence Parly, la ministre des Armées, dans un communiqué. « Je pense à leurs familles, à leurs frères d’armes. Toute la Nation s’incline devant leur courage ».

Quatre ravisseurs ont été tués au cours de cette opération au Burkina Faso a précisé la France.