L’Élysée annonce la libération de 4 otages dont les 2 enseignants français enlevés au Bénin


Deux militaires français ont été tués dans ce raid au Burkina Faso la nuit dernière, qui a permis la libération de quatre otages, dont les deux enseignants français qui avaient été enlevés. Quatre ravisseurs ont également été tués.


Un ressortissant américain et une Sud-coréenne se trouvaient avec les deux français retenus en otage. Ces derniers avaient été enlevés au Bénin le 1er mai, alors qu’ils étaient dans le parc national de la Pendjari, accompagnés d’un guide qui a été tué.

Durant cette opération qui a permis la libération des otages, deux militaires français ont été tués. « Je salue la mémoire des deux militaires des forces spéciales de l’opération Barkhane morts pour la France lors de la libération des quatre otages au Burkina Faso », a écrit Florence Parly, la ministre des Armées, dans un communiqué.

« Les commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont sacrifié leur vie pour sauver celle de 4 otages », a-t-elle ajouté. « Toute la Nation s’incline devant leur courage ».

Dans un second communiqué, la ministre salue également « les autorités béninoises et burkinabè pour leur coopération » et « le précieux soutien de nos alliés américains ».

Deux membres du commando Hubert

Les deux officiers décédés lors de cette opération, le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello, étaient membres du commando Hubert, commando d’action sous-marine composé de nageurs de combat, homologue français de la célèbre SEAL Team 6 américaine, qui avait mené le raid visant Oussama Ben Laden au Pakistan le 2 mai 2011.

Emmanuel Macron, qui a salué la libération, a rendu hommage aux deux soldats tués.

Quatre ravisseurs tués

Au courant de ce raid, quatre ravisseurs ont été tués a précisé la France en début d’après-midi ce vendredi.