Paris : Accusés de violences sur des adolescents, trois policiers relaxés par la Cour d’appel


Illustration Actu17 ©

Les policiers avaient été condamnés à des peines de prison avec sursis en première instance.

Accusés de violences aggravées sur deux adolescents à Paris, trois policiers âgés de 37, 41 et 43 ans affectés au Groupe de soutien des quartiers (GSQ) du XIIe arrondissement ont été relaxés par la Cour d’appel de Paris ce vendredi.

Lors du jugement en première instance en avril 2018, les trois fonctionnaires avaient écopé de cinq mois de prison avec sursis et à devoir verser 2000 euros de dommages et intérêts chacun.

L’un des plaignants, Yassine, accusait notamment l’un des policiers de lui avoir donné une gifle alors qu’il avait été conduit au commissariat. Des faits présumés qui s’étaient produits en juillet 2015. Julie, 14 ans, affirmait quant à elle avoir été aspergée de gaz lacrymogène et d’avoir été frappée à une jambe avec une matraque. Les forces de l’ordre étaient intervenues ce jour-là pour des jeunes qui écoutaient de la musique à plein volume, dans la rue.

Le tribunal correctionnel de Paris avait estimé lors du premier jugement que l’usage de la force par les policiers était « illégitime ».


« Ce dossier était monté de toutes pièces »

« Depuis le début, nous dénonçons une instrumentalisation de la justice par les plaignants et les associations, et une médiatisation de cette affaire à des fins partisanes », réagi à Actu17, Maître Jérôme Andrei, l’avocat des policiers.

« Ce dossier était monté de toutes pièces et reposait sur des accusations sans fondement de la part d’une bande qui a pris en otage un quartier entier et dont les habitants vivent toujours dans la peur », affirme-t-il. « Mes clients sont enfin innocentés et nous sommes soulagés par cette décision mais ils ont beaucoup souffert ».

Une procédure initiée au civil

A l’origine de cette affaire, une plainte collective de 18 mineurs et jeunes adultes qui dénoncent au total 44 faits différents. Dix-sept d’entre eux ont assigné l’État en justice, dans une procédure distinct au civil.

Ces derniers évoquent des violences physiques et sexuelles, mais également des arrestations arbitraires. Dans ce volet de l’affaire, le jugement s’est tenu le 30 septembre et la décision sera rendue ce mercredi.