Paris : Grièvement blessé à coups de machette en pleine rue, un homme entre la vie et la mort

Illustration. (Jose Hernandez/Camera 51/shutterstock)

Un homme de 40 ans a été grièvement blessé à coups de machette en pleine rue, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, ce mercredi soir. Il a été évacué à l’hôpital avec un pronostic vital engagé. Un suspect a été interpellé peu après et placé en garde à vue.

Grièvement blessé dans une rixe survenue porte de Clignancourt à Paris (XVIIIe), un homme est aujourd’hui entre la vie et la mort. Ce mercredi vers 20h35, une bagarre éclate entre les deux hommes dans ce secteur populaire de la capitale. L’un d’eux, âgé de 40 ans, essuie des coups de machette dans le dos et s’effondre dans la rue. Des témoins préviennent les secours et la victime est conduite à l’hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine), avec un pronostic vital engagé. Lorsque les policiers arrivent sur les lieux, l’agresseur a déjà pris la fuite.

Les enquêteurs interrogent des témoins et récupèrent des images de vidéosurveillance. Ils disposent d’une bonne description du suspect mais l’agresseur reste introuvable. A minuit et demi, rue Leibniz, les policiers en patrouille repèrent et interpellent un homme, muni d’un morceau de bois qu’il jette en voyant les forces de l’ordre. Signe pour le moins inquiétant, ses vêtements sont tachés de sang séché. A côté du suspect, les policiers découvrent une machette, une matraque télescopique et une batte de baseball posés dans un coin.

L’homme a été placé en garde à vue au commissariat du XVIIIe arrondissement où les enquêteurs devront déterminer s’il s’agit bien de l’agresseur de la porte de Clignancourt, mais aussi d’élucider les raisons de ce déchaînement de violences. Selon les premiers éléments, la victime et son agresseur présumé sont des vendeurs de cigarettes à la sauvette.

« A 22h, les dealers et vendeurs à la sauvette étaient à nouveau au bas »

Depuis plusieurs années, les riverains de ce quartier de la capitale dénoncent une montée de l’insécurité grandissante, même si ce coin de Paris n’a jamais été réputé comme le plus tranquille de la capitale. « Sept fourgons de police + Samu + pompiers #PortedeClignancourt. Pourquoi ? Parce que la police est absente quand justement l’afflux des délinquants en fin d’après-midi et le soir est incontrôlé => nuisances, rixes, blessés », témoigne un riverain sur Twitter, avant d’ajouter image à l’appui : « Et à 22h les dealers et vendeurs à la sauvette étaient à nouveau au bas des immeubles une fois la police partie ! Une inefficacité de la gestion de la cité inacceptable. La sécurité et un environnement non dégradé pour tous les habitants. Il ne s’agit pas d’options… »