Paris : Un avocat ivre à scooter accusé d’avoir blessé un policier


Illustration. (photo Guillaume Bonnefont/Ip3 Press/Maxppp)

Un avocat au barreau de Paris, membre du Conseil de l’Ordre, a été interpellé alors qu’il circulait ivre sur un scooter. Il aurait percuté un policier et l’aurait traîné, tentant de prendre la fuite. L’homme était en possession d’un faux permis de conduire.

Un policier du commissariat du Centre de Paris, qui regroupe les quatre premiers arrondissements de la capitale, était en civil sur le trottoir en train de réaliser une enquête de voisinage vers 15h30 ce lundi, lorsqu’il a été heurté par un homme circulant à scooter électrique, non loin du commissariat, à hauteur du 30 boulevard Bourdon (4e), selon une source proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien.

Le fonctionnaire a exhibé sa carte professionnelle après avoir mis son brassard « Police », pour contrôler le scootériste. L’homme aurait lancé qu’il était avocat, refusant de se soumettre aux vérifications. Le policier lui aurait demandé de le suivre jusqu’au commissariat et a pris l’immatriculation du deux-roues en photo, craignant que le suspect prenne la fuite.

Trois jours d’ITT pour le policier

Ce dernier aurait alors redémarré, alors que le policier venait de le saisir par le bras pour l’empêcher de partir. L’agent aurait été traîné sur 3 à 4 mètres selon une source policière. Le scootériste a percuté un pot de fleur, se blessant légèrement au visage. Il a alors été interpellé avec l’aide des policiers qui se trouvaient à l’accueil du commissariat. Souffrant de dermabrasions au niveau de la hanche et à un bras, le policier qui aurait été traîné s’est vu prescrire trois jours d’Incapacité totale de travail (ITT).

Le scootériste, avocat au barreau de Paris et membre du Conseil de l’Ordre, a été placé en garde à vue différée. Il était ivre. Un peu moins d’une heure après les faits, son alcoolémie a été mesurée à 0,56 mg par litre d’air expiré, soit 1,28 gramme par litre de sang. En outre, le mis en cause était en possession d’un faux permis de conduire dans ses affaires, ce qui représente un délit, même s’il n’en avait pas besoin pour conduire ce type de scooter électrique.

Le jugement prévu en décembre

Au terme de sa garde à vue ce mardi après-midi, l’avocat pénaliste s’est vu remettre une convocation en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), également appelée « plaider-coupable », des chefs de « blessures involontaires par conducteur en état d’ivresse et détention d’un faux document administratif ». La qualification de « refus d’obtempérer » n’a donc pas été retenue. Le jugement se déroulera en décembre prochain.