Perpignan : Jugé pour excès de vitesse, le marabout explique être «habité par Mickaël Schumacher»


Illustration. (Shutterstock)

Un homme d’origine africaine se disant être un marabout, a donné des explications pour le moins surprenantes au tribunal correctionnel de Perpignan (Pyrénées-Orientales) où il était jugé pour excès de vitesse et détention de produits stupéfiants.

« Parfois, je suis habité par certaines personnalités », a confié cet homme de 47 ans lors de son procès jeudi 23 mai. Il était au volant le 18 septembre dernier lorsqu’il a été arrêté après un excès de vitesse, alors qu’il venait de passer la frontière, à Banyuls-sur-Mer.

Dans son véhicule, les forces de l’ordre ont découvert du cannabis. Le mis en cause a expliqué avoir acheté cette drogue à La Jonquera (Espagne) chez un certain « Jésus », avouant dans le même temps fumer « 40 à 50 joints par jour », explique L’Indépendant.

A la barre, le prévenu s’est expliqué sur les faits qui lui étaient reprochés. Un récit qui risque de rester dans les annales du tribunal correctionnel de Perpignan.

« La Coupe du monde, c’est moi qui l’ai dédiée à la France »

Affirmant être parfois « habité par certaines personnalités », l’homme a expliqué que le jour de son interpellation pour excès de vitesse, c’était par le pilote de formule 1 « Mickaël Schumacher », qui l’a « obligé à conduire ». « Alors je conduis comme un fou mais ce n’est pas de ma faute. Je savais qu’il y avait les douaniers mais c’était plus fort que moi », a-t-il poursuivi.


Le prévenu ne s’est pas arrêté là dans sa justification : « La Coupe du monde, c’est moi qui l’ai dédiée à la France. Les esprits m’ont dit que Marine Le Pen allait gagner aux Européennes et allait devenir la prochaine présidente de la France. Mais je ne fais pas ce que je veux non plus. C’est eux qui décident ».

8 mois de prison avec sursis

Le procureur de la République a requis une peine de 8 mois de prison ferme à l’encontre de cet homme de 47 ans. Le tribunal l’a finalement condamné à une peine de 8 mois de prison, avec sursis.