Policiers attaqués à Cannes : le parquet antiterroriste ne se saisit pas du dossier

Des techniciens de la police scientifique procédant à des constatations sur le lieu de l'attaque. (photo Sébastien Botella/PhotoPQR/Nice Matin/Maxppp)

Cinq jours après l’attaque au couteau visant quatre policiers devant le commissariat de Cannes (Alpes-Maritimes), le parquet de Grasse annonce l’ouverture d’une information judiciaire.

Les investigations concernant l’attaque d’un équipage de police devant le commissariat de Cannes, lundi matin, se poursuivent. Le parquet national antiterroriste (PNAT) « n’a pas retenu sa compétence » dans cette affaire annonce le parquet de Grasse dans un communiqué ce vendredi, qui reste donc chargé de ce dossier.

« L’état de santé du mis en cause autorise désormais la reprise du cours de la procédure », précise le parquet, annonçant dans le même temps l’ouverture d’une information judiciaire des chefs de « tentatives d’assassinat sur fonctionnaires de police » et de « violences ayant entrainé une interruption totale de travail inférieure à 8 jours avec préméditation, arme et sur fonctionnaire de police ».

« Cette saisine du juge d’instruction s’accompagne d’une demande de placement en détention provisoire de l’intéressé », précise-t-on également.

Ce jeudi dans un précédent communiqué, le parquet avait évoqué les motivations encore sombres de l’assaillant, un Algérien âgé de 37 ans : « Le mobile de son geste demeure incertain, l’intéressé évoquant dans sa dernière audition tout à la fois l’emprise d’un esprit malin et la volonté de venger ‘le prophète’ ».

Lors de cette violente attaque, l’agresseur a d’abord fait mine de vouloir demander un renseignement à l’un des fonctionnaires avant de le poignarder au niveau du ventre. La victime a été sauvée par son gilet pare-balles. L’assaillant qui était jusqu’ici inconnu de la police, a été neutralisé par balles.