Braquage de la bijouterie Chopard : l’ouverture du procès perturbée par le Covid-19

Une voiture de police est stationnée devant la bijouterie de luxe Chopard sur la place Vendôme à Paris après un vol à main armée, le 1er mars 2016 - AFP/Archives - Tous droits réservés. © 2022 Agence France-Presse

Deux des dix accusés seront jugés ultérieurement étant donné qu’ils ont été testés positifs au Covid-19. Deux autres vont être jugés en leur absence. Les dix accusés sont accusés d’avoir braqué deux bijouteries de luxe dans le centre de Paris en 2015 et 2016.

La cour d’assises de Paris a décidé mardi de renvoyer à une date ultérieure le procès de deux des dix accusés du braquage du joailler Chopard en 2015 et d’une boutique Chanel en 2016, après l’annonce de leur contamination par le Covid-19.

« La cour ordonne la disjonction de la procédure concernant Ibrahim Siby et Allassane Touré et le renvoi à une date ultérieure du procès concernant ces deux personnes », a déclaré la présidente de la cour peu après l’ouverture du procès, leurs avocats ayant produit des preuves de tests positifs au Covid.

Parmi les dix accusés, trois sont en détention provisoire (dont l’un pour une autre affaire) et trois comparaissent libres, sous contrôle judiciaire. Hormis les deux absents pour Covid, deux autres ne se sont pas présentés à l’audience et seront jugés en leur absence.

Près de trois millions d’euros de butin

Ils sont tous soupçonnés d’avoir participé, à des degrés divers, au vol de montres et de bijoux commis le 11 décembre 2015 chez le célèbre joaillier Chopard de la place Vendôme à Paris, pour une valeur d’environ un million d’euros, selon l’accusation. Ils sont également accusés du braquage commis le 19 mai 2016 dans la boutique Chanel Joaillerie de la très chic avenue Montaigne, où trois vigiles et deux vendeuses avaient été violemment maîtrisés et où les malfaiteurs avaient raflé pour environ deux millions d’euros de bijoux et de montres.

Âgés aujourd’hui de 28 à 41 ans, les accusés sont, pour certains, des amis d’enfance ou ont des liens de parenté. Ils sont mis en examen pour vol en bande organisée avec armes, association de malfaiteurs et recel de vol en bande organisée. Le procès qui s’était initialement ouvert le 6 octobre 2020 avait déjà été renvoyé après la contamination au Covid-19 d’un des accusés.

La France connaît actuellement une vague record de contaminations par le coronavirus, avec plus de 167.000 cas quotidiens en moyenne sur sept jours, alimentée par le variant omicron, beaucoup plus contagieux que les précédents.