Retraites : Les syndicats de police suspendent leur mouvement après une réunion au ministère de l’Intérieur


Les syndicats de police étaient rassemblés pour la "Marche de la colère" ce mardi 3 octobre à Paris. (photo Actu17 ©)

Les trois syndicats de policiers Unité SGP-FO, Alliance Police Nationale et UNSA Police ont salué des « avancées » pour le maintien de leur régime dérogatoire, après une réunion place Beauvau avec le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, son secrétaire d’État Laurent Nuñez et le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye.


Les trois principales organisations syndicales policières annoncent ce jeudi soir qu’elles suspendent leur mouvement de protestation après avoir obtenu des garanties quant au maintien d’un régime spécifique de retraite, et pas seulement pour les fonctionnaires qui sont sur le terrain.

“Il y a des avancées, à partir du moment où un policier est considéré comme policier, il conservera un régime dérogatoire dans le régime universel qu’Édouard Philippe tente de mettre en place”, a déclaré Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité SGP-FO à sa sortie du ministère. « On ressort de cette réunion assez confiant. Le ministre nous a assuré que le statut spécial sera préservé », a expliqué de son côté le secrétaire général d’Alliance, Fabien Vanhemelryck.

Le maintien de la bonification spéciale dite « du cinquième »

Les trois syndicats expliquent avoir obtenu gain de cause sur leur principale revendication : le maintien pour tous les policiers quel que soit leur emploi, de la bonification spéciale dite « du cinquième », qui leur offre une annuité (quatre trimestres) de cotisation tous les cinq ans. Elle est plafonnée à 5 annuités.

Les organisations syndicales attendent maintenant un courrier qui actera la position du gouvernement. Christophe Castaner s’est engagé à leur remettre samedi selon ces dernières.


Un mouvement de protestation visible sur tout le territoire

Comme mercredi, près de 1000 CRS étaient de nouveau « consultants » ou en arrêt maladie ce jeudi selon une source policière. En outre, le mouvement contestataire s’est durci ces derniers jours dans les services de nuit partout en France, notamment à Lyon et en région parisienne.

 

 

De plus, de nombreux policiers des Compagnies de sécurisation et d’intervention (CSI) des Yvelines et du Val-d’Oise sont en arrêt maladie ce jeudi, selon nos informations.