Rhône : Les policiers ouvrent le feu à 18 reprises sur le véhicule d’un dangereux chauffard


Illustration © Actu17

Une course-poursuite s’est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche au sud de l’agglomération de Lyon, entre Ternay et Saint-Fons (Rhône). Un automobiliste a pris de nombreux risques pour échapper aux policiers, qui ont fini par ouvrir le feu.


L’affaire a débuté à Ternay, près de Lyon, lorsque la police a été appelée pour des incidents dans un établissement de nuit. Une patrouille du commissariat de Givors s’est rendue sur place et les policiers ont alors aperçu un homme au volant d’une Peugeot 207 qui faisait brusquement demi-tour raconte Le Progrès.

Les policiers ont enclenché leurs avertisseurs sonores et visuels et ont suivi le conducteur suspect, lui indiquant de s’arrêter. Ce dernier a accéléré et s’est dirigé vers l’autoroute A7. Une course-poursuite a débuté et le suspect a fait de nombreuses manœuvres dangereuses, prenant des bretelles d’accès à l’autoroute, à contre-sens notamment.

Il tente de percuter les policiers

L’homme a ensuite pris la direction du périphérique puis de Saint-Flons, où il a de nouveau fait un demi-tour brusque. Les fonctionnaires ont placé leur véhicule en travers du chemin du fuyard qui s’est arrêté.

Ils sont ensuite descendus de leur voiture pour interpeller le mis en cause mais ce dernier a fait une brutale marche arrière, puis a accéléré en direction du véhicule de police.


L’un des deux adjoints de sécurité (ADS) s’est jeté au sol pour ne pas être percuté par le véhicule, tandis que ses trois collègues ont ouvert le feu, à 18 reprises au total précise le quotidien. 12 impacts de balle ont été constatés plus tard sur la Peugeot 207.

Déjà connu des services de police

Le fuyard a stoppé son véhicule et s’est violemment opposé à son interpellation. Cet homme de 33 ans a finalement été menotté et conduit au commissariat où il a été placé en garde à vue. Son nom est associé à plusieurs faits, notamment des délits routiers, dans le fichier de Traitement des antécédents judiciaires (TAJ).

En outre, la voiture n’était semble-t-il pas assurée. Face aux enquêteurs, le mis en cause a reconnu avoir fui mais a nié s’être rebellé lors de son interpellation et avoir foncé sur les fonctionnaires. Il devait être déféré ce lundi au parquet.