Rodéo sauvage à la Réunion : Percuté par un homme à moto, un enfant de 9 ans est dans le coma


Illustration DR.

Un enfant de 9 ans est entre la vie et la mort à Saint-Denis (la Réunion). Il a été percuté par un individu à moto qui faisait un rodéo sauvage. Ce dernier a été interpellé et placé en garde à vue.

Un homme était à moto-cross et faisait un rodéo sauvage lorsqu’il a violemment percuté un enfant de 9 ans, dans le quartier du Chaudron à Saint-Denis, ce dimanche soir. La victime qui souffre d’un traumatisme crânien a été transportée à l’hôpital de Saint-Pierre, il est dans le coma précise Réunion 1ère. Son pronostic vital est engagé.

Les policiers ont fait face à un attroupement au moment d’interpeller le suspect mais sont parvenus à se dégager. Âgé de 18 ans, il a été placé en garde à vue.

La mairie réclame l’aide de l’État

Le maire de la ville a réagi à ce drame dans un communiqué et sollicite l’aide de l’État. « La mairie de Saint-Denis demande à nouveau à l’État de faire cesser ces pratiques et d’affirmer sa présence dans l’espace publique. Le maire de Saint-Denis a interpellé de longue date les services de l’État afin de rétablir une situation de droit et de sécurité des populations face à cette pratique ».

Par ailleurs, la mairie demande « aux parents de s’assurer de la mise en sécurité de leurs enfants qui seraient tentés d’assister ou de participer à cette pratique dangereuse ».


« Les autorités et la mairie ne veulent pas prendre leurs responsabilités »

De son côté, Cédric Boyer, délégué national pour l’outremer du syndicat Alliance Police Nationale, évoque une situation qui n’évolue pas. « Nous dénonçons depuis de nombreuses années ces rodéos sauvages et demandons les moyens humains et matériels pour intervenir sur ce type de faits qui nuisent gravement à la population du chaudron », nous explique-t-il.

« Aujourd’hui même si rien n’est écrit, car les autorités et la mairie ne veulent pas prendre leurs responsabilités dans ce dossier, les consignes sont claires : nos collègues n’ont pas l’autorisation d’intervenir de peur qu’une course poursuite se termine par un drame et donne une raison aux délinquants de commettre des violences urbaines ! », détaille Cédric Boyer.

Pour ce représentant syndical, l’unique solution passe par des renforts policiers ainsi que davantage de moyens matériels pour les fonctionnaires. « C’est la seule alternative pour que des drames comme celui-ci, où un enfant de 9 ans violemment percuté, aujourd’hui entre la vie et la mort, n’arrive plus », a-t-il insisté.