Saint-Denis : Un jeune homme de 18 ans abattu, deux autres blessés par balles


Illustration © Actu17

Une fusillade au lourd bilan a eu lieu cette nuit dans une cité de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Elle a fait un mort et deux blessés.


Un jeune homme de 18 ans a été abattu, dans la nuit de jeudi à vendredi, alors qu’il se trouvait dans la cité Stalingrad à Saint-Denis. Deux autres jeunes, âgés de 17 et 21 ans ont été blessés par balles, dont l’un grièvement, selon une source policière.

Peu avant minuit, des riverains ont entendu des coups de feu claquer. Un affrontement entre une vingtaine de jeunes avait éclaté un peu plus tôt, pour une raison encore inconnue.

Les coups de feu ont succédé aux coups de poing, lorsque certains belligérants ont sorti des armes. Trois individus ont été touchés par les tirs. L’un, âgé de 18 ans, s’est écroulé inerte sur le trottoir de l’allée Moulin-de La-Trinité, après avoir reçu une balle sur le flanc droit. Il est décédé sur place.

Touché lui aussi, un adolescent de 17 ans a été très grièvement blessé au thorax. Il a été transporté à l’Hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris. La troisième victime est un jeune homme de 21 ans, qui a reçu une balle sous le bras. Blessé plus légèrement, il a été conduit à l’hôpital Beaujon, à Clichy (Hauts-de-Seine).


Les policiers agressés

À l’arrivée des policiers, une vingtaine de jeunes gens se trouvaient encore sur place. Les fonctionnaires ont été pris à partie, et ont fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser. La tension était palpable car ils voulaient encore s’affronter entre eux.

Deux des individus s’en sont pris aux policiers, qui ont dû procéder à leur interpellation, selon cette même source. Ils ont été placés en garde à vue.

Un revolver retrouvé sur place

Un troisième a pris la fuite en voiture et a refusé d’obtempérer aux injonctions des forces de l’ordre. Finalement intercepté dans la rue Bonnevide, il a été interpellé et placé en garde à vue à son tour.

Les policiers ont retrouvé un revolver dans un bosquet sur les lieux de la rixe, mais rien ne permet d’affirmer qu’il a été utilisé durant cet affrontement. Le Service départemental de la police judiciaire (SDPJ) de Seine-Saint-Denis est en charge des investigations.