Salon-de-Provence : Des tirs en rafales à la kalachnikov à proximité d’une école primaire


Des hommes ont ouvert le feu dans la cité des Canourgues ce mardi. (Google view)

Plusieurs hommes ont ouvert le feu non loin d’une école primaire de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), dans la cité des Canourgues, ce mardi après-midi. Ils ont tiré principalement en l’air tandis qu’un groupe d’une dizaine d’individus a pris la fuite. Il n’y a pas de blessés à déplorer. Des impacts de balle ont été relevés par les policiers.

Acte d’intimidation ou tentative de règlement de comptes ? Des tirs en rafales ont été signalés à environ 200 mètres de l’école primaire de la Bastide Haute, dans la cité des Canourgues, dans le nord de Salon-de-Provence, vers 16h30 ce mardi.

Les policiers sont rapidement arrivés sur les lieux et n’ont pas trouvé d’individus armés, ni de victime. Il y avait néanmoins une trentaine d’étuis de calibre 7,62 sur le parking d’une résidence de la rue de Copenhague. Les auteurs auraient utilisé au moins un fusil d’assaut de type kalachnikov.

Un impact sur une voiture, deux autres sur un banc

Selon les premiers éléments, les tireurs qui étaient semble-t-il trois sont arrivés à bord d’une Renault Clio et ont ouvert le feu, notamment en l’air, alors qu’ils se trouvaient devant un groupe d’une dizaine de personnes qui ont rapidement pris la fuite décrit une source proche de l’enquête. Deux impacts de balle ont été constatés sur un banc, un troisième sur une voiture en stationnement.

Une vidéo amateur où l’on entend des tirs a été diffusée sur les réseaux sociaux. « La terreur du trafic de stups ne s’exerce pas qu’à Marseille », souligne Rudy Manna, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale des Bouches-du-Rhône.

La voiture des suspects retrouvée calcinée

Un peu plus tard, les forces de l’ordre ont appris qu’une voiture du même type venait d’être incendiée sur la commune de Lamanon, située à quelques kilomètres de là. Cette Clio serait celle des auteurs et avait été volée ce lundi. Les policiers de la sûreté départementale (SD) sont en charge des investigations.