Sarthe : 3 ans de prison ferme pour avoir tué un bébé dans un accident alors qu’il conduisait ivre


Illustration. (Shutterstock)

Un homme de 53 ans était jugé ce mardi par le tribunal correctionnel du Mans pour homicide et blessures involontaires. Alors qu’il conduisait ivre le 23 novembre dernier, il avait causé un accident mortel de la circulation.

Le terrible drame survenu à La Suze-sur-Sarthe (Sarthe) avait coûté la vie au bébé d’un couple. Le prévenu, un homme de 53 ans, avait passé une partie de l’après-midi du 23 novembre à boire de l’alcool avec sa compagne.

Dans la soirée, le quinquagénaire a décidé de prendre le volant de sa Renault Scenic pour aller acheter une bouteille de Pastis relate Ouest-France.

Durant le trajet du retour, le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule et s’est déporté sur la voie opposée, percutant violemment une Renault Clio arrivant en face. Un troisième véhicule de marque Peugeot arrivant derrière a percuté la Clio où se trouvait le bébé d’un mois et ses parents.

75 jours d’ITT pour le père du bébé

Le nourrisson est décédé suite à cet accident et son père s’est vu attribuer 75 jours d’Incapacité totale de travail (ITT). Les trois autres passagers ont été blessés à des degrés divers explique le site actu.fr. La compagne du prévenu avait quant à elle été désincarcérée du Renault Scenic par les pompiers.


« Ma compagne ne m’avait pas caché mes clés, cette fois-ci »

L’enquête a démontré que le mis en cause conduisait avec 1,62 g d’alcool par litre de sang. Lors de l’audience, il a reconnu péniblement qu’il conduisait une à deux fois par semaine en état d’ébriété, malgré le fait qu’il avait déjà été condamné par le passé à trois reprises pour conduite sous l’empire d’un état alcoolique. « Ma compagne ne m’avait pas caché mes clés, cette fois-ci », a-t-il déclaré lors de son jugement, ajoutant qu’il regrettait « beaucoup ».

Le procureur a qualifié le prévenu de « criminel ». « C’est pour un litre de pastis qu’un enfant meurt. Je ne peux pas le tolérer », a-t-il insisté durant son réquisitoire.

Le prévenu a écopé d’une peine de 5 ans de prison dont deux ans avec sursis. Son permis de conduire a été annulé et il ne pourra plus le repasser durant 20 ans.