Les agents de sûreté de la SNCF et de la RATP bientôt équipés de pistolets à impulsion électrique

Un décret publié ce jeudi au Journal officiel autorise les agents de sûreté de la SNCF et de la RATP à porter des Taser à titre expérimental. Entre 300 et 400 agents seront équipés dans les prochaines semaines.
Les agents de sûreté de la SNCF et de la RATP bientôt équipés de pistolets à impulsion électrique
Un agent de la sûreté ferroviaire (SUGE), le 10 janvier 2025 à Paris. (Illustration / Antonin Albert / Shutterstock)
Par Actu17
Le jeudi 19 février 2026 à 11:40

Les agents de sûreté de la SNCF et de la RATP vont être autorisés à porter des pistolets à impulsion électrique (PIE), communément appelés Taser, à titre expérimental et pour une durée de trois ans. L'annonce a été faite ce jeudi par le ministre des Transports Philippe Tabarot. Entre 300 et 400 agents seront équipés dans un premier temps.

Un décret publié ce jeudi au Journal officiel encadre cette mesure, issue de la loi Tabarot du 28 avril 2025 relative au renforcement de la sécurité dans les transports. "En vue d'accroître la maîtrise des situations à risques, de réduire le recours aux armes à feu ou le risque d'atteinte corporelle sur les tiers et les agents des services internes de sécurité de la SNCF et de la Régie autonome des transports parisiens, ces derniers peuvent être autorisés à porter un pistolet à impulsions électriques", indique le Journal officiel. Une évaluation du dispositif sera menée à l'issue de l'expérimentation, a précisé le ministère des Transports à l'AFP.

Pour justifier cette décision, Philippe Tabarot a évoqué les exemples de la Belgique et du Royaume-Uni face aux attaques au couteau. "On s'est aperçu - c'est le cas en Belgique ou au Royaume-Uni - que quand il y a des attaques au couteau, – malheureusement ça arrive régulièrement, il y a plus de 100 000 faits constatés de délinquance dans nos transports en commun –, il y a une réponse qui peut être une réponse proportionnée, et l'utilisation du taser peut être une bonne réponse", a-t-il déclaré. Le ministre a également indiqué vouloir élargir rapidement le dispositif si l'expérimentation s'avère concluante, "pour que nos forces de l'ordre puissent se protéger et protéger les usagers".

4000 agents concernés

Concrètement, 10 % des agents seront équipés "dans les semaines à venir", après avoir suivi une formation décrite comme "indispensable". La SNCF compte 3000 agents au sein de sa SUGE (Service de Surveillance Générale), tandis que la RATP dispose de 1000 agents dans son GPSR (Groupe de protection et de sécurité des réseaux).

Ces agents de sûreté, employés de la SNCF ou de la RATP, sont actuellement chargés de missions de prévention et de dissuasion : surveillance des bagages abandonnés, contrôle des titres de transport et vérification d'identité. Ils ne sont toutefois pas des policiers au sens juridique du terme. En cas d'intervention, ils doivent attendre l'arrivée de la police avec la personne qu'ils estiment responsable de troubles.