Violences du 17 octobre : la colère d’Emmanuel Petit contre «tous ces petits cons»

L'ancien international a publié une vidéo sur Instagram, au lendemain des pillages en marge des manifestations contre la vie chère. Il y fustige les casseurs, dit comprendre les manifestants et interpelle Emmanuel Macron et la classe politique.
Violences du 17 octobre : la colère d’Emmanuel Petit contre «tous ces petits cons»
Emmanuel Petit s'est exprimé dans une vidéo de près de 4 minutes sur Instagram, ce lundi 19 octobre. (capture écran vidéo)
Par Actu17
Le mardi 20 octobre 2026 à 15:36

Emmanuel Petit s'en est violemment pris aux casseurs dans une vidéo publiée dimanche sur son compte Instagram, au lendemain des violences et des pillages qui ont émaillé les manifestations contre la vie chère du samedi 17 octobre. Le champion du monde 1998, aujourd'hui consultant pour RMC, a qualifié les auteurs de ces exactions de "petits cons", avant d'interpeller l'ensemble de la classe politique, à commencer par Emmanuel Macron. 2 397 interpellations ont été effectuées par la police lors de cette journée de violences et de pillages.

Filmé face caméra, l'ancien milieu de terrain de l'équipe de France s'est exprimé pendant près de quatre minutes. "J'ai été témoin, comme beaucoup de personnes, de ce qui s'est passé le samedi 17 octobre, et je trouve que c'est un pur scandale. Il n'y a pas de mots pour exprimer ce que je ressens", a-t-il déclaré d'emblée.

«J'ai envie de descendre dans la rue et de me friter avec tous ces petits cons»

L'ancien joueur de Monaco et d'Arsenal a ensuite visé directement les auteurs des dégradations. "J'ai une colère profonde au fond de moi vis-à-vis de gens qui sont censés être comme moi, nés français, mais apparemment, ils se branlent complètement d'avoir le passeport français. Je suis même persuadé qu'ils détestent la France", a-t-il lancé. Avant d'ajouter : "Aujourd'hui, j'ai envie de descendre dans la rue et de me friter avec tous ces petits cons, parce qu'il n'y a pas d'autres mots."

Emmanuel Petit a fait le lien avec les violences survenues après les deux victoires du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, estimant qu'il s'agissait du "même mode opératoire". "Ils sont tous cagoulés, parce que la lâcheté, c'est ce qui les unit. On détruit tout, on brûle tout, on casse tout, on pille, on vole, on blesse, on agresse, on insulte", a-t-il dénoncé.

«Ces gens-là sont piétinés»

Le champion du monde a eu une pensée pour les forces de l'ordre, mais aussi pour toutes les personnes qui ont perdu leur outil de travail dans les pillages, et avec lui "des années de labeur, de sacrifices pour avoir une vie honnête, que ça soit des Français ou des immigrés qui essayent de s'intégrer en France". Il a en revanche refusé de confondre les casseurs avec les manifestants, dont il partage la colère : "Il ne faut pas mélanger les casseurs et les gens qui ont manifesté, que je comprends totalement parce que moi aussi, j'en ai plus que marre d'être pressé comme un citron sur le plan fiscal."

"Tous les Français qui travaillent honnêtement, qui se lèvent de bonne heure pour avoir une vie digne, pour pouvoir élever leurs enfants, pour essayer d'avoir un semblant d'avenir, ces gens-là sont piétinés", a-t-il ajouté.

«Il n'y a de l'argent pour personne, sauf pour vous, les politiciens»

Emmanuel Petit s'est ensuite tourné vers le chef de l'État et les élus de tous bords, qu'il accuse de se battre pour le pouvoir en vue des prochaines échéances. "Faites très attention à ce que vous allez faire, à ce que vous allez dire et comment vous allez protéger les honnêtes citoyens en France. Parce qu'aujourd'hui, il y en a marre. Il n'y a pas d'argent pour la police, il n'y a pas d'argent pour l'armée, il n'y a pas d'argent pour les hôpitaux, il n'y a pas d'argent pour les écoles. Il n'y a de l'argent pour personne, sauf pour vous, les politiciens", a-t-il martelé.

La fiscalité a été l'autre cible de son message. "Bizarrement, la seule chose qui marche en France, ce sont les impôts. Alors là, on peut compter sur vous pour venir nous presser, nous mettre la tête dans les WC. Ce n'est jamais assez. Les impôts augmentent constamment", a-t-il fustigé, réclamant "un retour de l'État" en contrepartie des efforts demandés aux Français. "Mais où êtes-vous ? Qu'est-ce que vous faites ?", a-t-il lancé en hurlant.

L'ancien footballeur a conclu sa vidéo par un message à ceux qui croient encore que la France "est un superbe pays". "J'adore mon pays, j'adore tous les étrangers qui adorent mon pays, qui veulent s'intégrer. Mais tous les autres, à commencer par les Français qui ne souhaitent pas justement que la France continue à être ce qu'elle est, retournez d'où vous venez, on n'a pas besoin de vous. Et tous ceux qui sont nés avec un passeport français, cassez-vous ! On ne veut plus de vous", a-t-il lâché.