Soupçonné de «trafic d’influence», Nicolas Sarkozy visé par une enquête du parquet national financier


Nicolas Sarkozy le 7 novembre 2020, à Nice. (photo Valery Hache/EPA/Newscom/Maxppp)

L’ancien chef de l’État Nicolas Sarkozy est visé par une enquête préliminaire ouverte par le parquet national financier (PNF) pour « trafic d’influence » et « blanchiment ».

Les ennuis judiciaires se poursuivent pour Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République fait l’objet d’une enquête préliminaire du parquet national financier, des chefs de « trafic d’influence » et de « blanchiment de crime ou de délit » révèle Mediapart. Le PNF a confirmé l’information ce vendredi.

L’enquête a débuté l’été dernier suite à un signalement du service de renseignement financier Tracfin selon le site d’informations. Les investigations cherchent notamment à déterminer pourquoi Nicolas Sarkozy est rémunéré par une société d’assurances russe, Reso Garantia, contrôlée par deux milliardaires russes d’origine arménienne, Sergueï et Nikolaï Sarkisov.

Un virement de 500 000 euros

Selon Médiapart, « la justice cherche à vérifier si l’ancien chef de l’Etat a seulement agi comme consultant, ce qui serait parfaitement légal, ou s’il se serait adonné à des activités de lobbying potentiellement délictuelles pour le compte des oligarques russes ». Nicolas Sarkozy a perçu début 2020 un paiement de 500 000 euros dans le cadre d’un contrat de conseil s’élevant à 3 millions d’euros, établi en 2019, précisent nos confères.

En outre, l’assureur AXA avait conclu en 2007 un accord avec les actionnaires de Reso Garantia pour acquérir une participation de 36,7% dans cette société, pour un montant d’environ 810 millions d’euros. Toujours d’après Médiapart, l’assureur français est un client du cabinet d’avocats Realyze, cofondé en 1987 par Nicolas Sarkozy.