Toulouse : 3 collégiens mis en examen pour «viols en réunion et agression sexuelle»


Illustration. (Adobe Stock)

Trois adolescents scolarisés au collège Lamartine à Toulouse (Haute-Garonne) ont été interpellés avant d’être mis en examen pour « viols en réunion et agression sexuelle ». Ils ont été placés sous contrôle judiciaire.

Deux jeunes filles ont rapporté avoir été victimes de ces trois adolescents. La première a dénoncé des faits de harcèlement sexuel et la seconde a été identifiée par l’intermédiaire du signalement d’un membre de l’équipe d’encadrement de l’établissement, à sa famille.

Toutefois, d’autres victimes pourraient être identifiées par les enquêteurs de la brigade des mineurs de la sûreté départementale de Toulouse explique La Dépêche.

Des fellations et une sodomie imposées

Trois adolescents âgée de 14 et 15 ans ont été interpellés dans le cadre de ces investigations. Ils sont notamment accusés d’avoir imposé des fellations et une sodomie à une jeune fille de 14 ans. Des faits qui se seraient déroulés plusieurs fois au mois de mars dernier, dans un immeuble situé à l’arrière du collège Lamartine, où ils sont scolarisés.

D’autre part, des vidéos montrant ces terribles actes ont été réalisées et certaines images diffusées sur un réseau social explique le quotidien. Une partie de ces dernières ont été récupérées par les enquêteurs.


Ils évoquent des « jeux sexuels » sans contrainte

Face aux policiers, les trois adolescents ont expliqué que ces « jeux sexuels » selon leurs termes, auraient eu lieu sans contraintes pour les victimes, qui y auraient donc participé de leur plein gré. Ces dernières contestent cette version. L’un des mis en cause aurait d’ailleurs reconnu une contrainte lors d’une confrontation.

Les trois jeunes garçons ont été mis en examen pour « viols en réunion et agression sexuelle » samedi 19 octobre. Le parquet avait requis leur placement en détention provisoire, mais le juge des libertés et de la détention (JLD) a choisi de les placer sous contrôle judiciaire avec l’interdiction de prendre contact avec les victimes ainsi que l’interdiction de se rendre au collège.

L’équipe d’encadrement du collège mis en cause

Les familles des victimes s’interrogent de leur côté sur le rôle de l’équipe d’encadrement de l’établissement scolaire et pointent du doigt leur inaction. « L’instruction devra aussi dire si des adultes ont su et surtout ont tu des éléments aussi graves », a déclaré Me Clémence Doumenc, l’avocate d’une des victimes.