Tourcoing : Deux infirmiers libéraux accusés d’avoir surfacturé plus de 680 000 euros à la CPAM

La caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Calais. (photo Pixavril/shutterstock)

INFO ACTU17. Deux infirmiers libéraux sont accusés d’avoir surfacturé des actes et facturés des soins imaginaires à la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Roubaix-Tourcoing (Nord), durant au moins deux ans. Le préjudice dépasserait 680 000 euros.

Ils auraient empoché un pactole en créant de fausses factures et en surfacturant des soins. Deux infirmiers libéraux de 55 et 43 ans qui exercent à Tourcoing ont été interpellés puis remis en liberté sous contrôle judiciaire cette semaine, jusqu’à leur jugement qui se tiendra le 3 février prochain.

L’enquête a débuté par une plainte de la CPAM de Roubaix-Tourcoing le 14 avril dernier. L’organisme soupçonnait deux infirmiers libéraux de réaliser des escroqueries. Leurs facturations étaient anormalement élevées en comparaison avec la moyenne régionale et l’un d’eux avait une activité qui dépassait parfois les 24 heures. Les investigations ont été confiées conjointement à la sûreté urbaine du commissariat de Tourcoing et au groupe interministériel de recherches (GIR) du Nord-Pas-de-Calais.

Les investigations ont montré que les deux suspects avaient, entre 2017 et 2019, surfacturé des actes, facturé des déplacements fictifs ou des soins poursuivis sans ordonnance, ou encore réalisé des soins infirmiers non prescrits par un médecin. Le préjudice atteindrait 680 448 euros selon une source proche de l’affaire.

« Ils ont affirmé qu’ils avaient agi de la sorte pour le bien-être de leurs patients »

Les deux infirmiers libéraux ont été convoqués ce lundi pour être auditionnés. Inconnus des services de police, ils ont été placés en garde à vue. « Ils ont affirmé qu’ils avaient agi de la sorte pour le bien-être de leurs patients et ont évoqué leur méconnaissance de la nomenclature des actes pratiqués », détaille cette même source. Des explications qu’ils vont devoir exposer à la justice. En l’attente de leur jugement, les enquêteurs du GIR vont procéder à des saisis sur leurs comptes bancaires et de biens immobiliers, au titre des avoirs criminels.

Le mois dernier, deux hommes dont un pharmacien de Metz (Moselle), ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Le professionnel de santé est soupçonné d’avoir réalisé de fausses ordonnances et de fausses factures, auprès de deux caisses primaires d’assurance maladie (CPAM). Le préjudice dépasserait le million d’euros.