Un trafic d’héroïne et de cocaïne démantelé à Rehon : six hommes en situation irrégulière interpellés

Illustration. (photo Baziz Chibane/PhotoPQR/La Voix du Nord/Maxppp)

Six hommes en situation irrégulière en France ont été interpellés et placés en garde à vue en début de semaine à Rehon, près de Longwy (Meurthe-et-Moselle). Ils sont accusés de s’être livrés à un trafic de stupéfiants. De l’héroïne et de la cocaïne ont été saisis.

L’enquête a démarré le 23 novembre dernier lorsqu’un homme a été interpellé en possession de cocaïne lors d’un simple contrôle de police, à Rehon. Les investigations ont été confiées aux enquêteurs de la sûreté départementale et les policiers ont identifié un dealer présumé. Un travail de téléphonie a rapidement permis de se rendre compte que le suspect avait passé ou reçu plus de 13 000 appels en seulement six mois, le tout avec 300 numéros différents. De quoi donner du crédit à la piste menant vers un trafic de drogue.

Les surveillances réalisées les jours suivants ont confirmé cette piste. Le suspect et ses complices se livraient à un trafic d’héroïne et de cocaïne dans deux logement différents de la ville, qui ont été localisés.

Plus de 90 000 euros de drogue

Ce lundi, les policiers de la SD accompagnés de renforts du commissariat de Longwy, ont décidé de procéder à un coup de filet. Les deux habitations ont été investies et six individus ont été interpellés. Ces derniers sont tous en situation irrégulière en France. Deux d’entre eux ont déclaré avoir 17 ans et être de nationalité libyenne, trois autres âgés de 18 à 32 ans ont affirmé qu’ils étaient des ressortissants algériens, et le sixième serait un Tunisien de 23 ans. Ils ont tous été placés en garde à vue et leur identité va être vérifié.

Durant les perquisitions, les policiers ont mis la main sur près de deux kilos d’héroïne et 150 grammes de cocaïne ainsi que des produits de coupe. A la revente, cette quantité de drogue peut dépasser les 90 000 euros. Un peu plus de 1800 euros en numéraire ont aussi été saisis. Les investigations se poursuivent. En matière de stupéfiants, une garde à vue peut s’étendre jusqu’à 96 heures.