Une centaine de fêtards dans deux soirées clandestines à Paris et Orly : 10 interpellés et un policier blessé


La soirée clandestine à dégénéré à Orly lors de l'intervention de la police. Un fonctionnaire a été blessé. (captures écran vidéo/DR)

La police est intervenue pour mettre un terme à deux soirées clandestines à Paris et à Orly (Val-de-Marne), dans la nuit de samedi à dimanche. Dix personnes ont été interpellées et un policier a été blessé.

Le week-end est ensoleillé et les soirées clandestines se poursuivent en région parisienne. La nuit dernière, les policiers sont intervenus à deux reprises alors qu’une centaine de participants s’étaient regroupés.

Une fête sauvage était organisée non loin du périphérique de Paris, à hauteur de la porte d’Auteuil, dans l’ouest de la ville raconte BFMTV qui a pu s’infiltrer dans cette soirée. Elle était organisée dans un local technique. Un DJ s’occupait de la musique. « Je suis saisi par le nombre de participants, j’ai l’impression d’être en boite de nuit, il n’y a pas de gestes barrière parmi la centaine de personnes présentes », raconte un journaliste de la chaîne d’informations, qui précise être le seul à porter un masque. L’entrée était gratuite.

Les policiers sont intervenus au milieu de la nuit, vers 01h30. Cinq personnes, qui seraient les organisateurs, ont été interpellées. Le matériel de sonorisation qui servait à la soirée, a été saisi et une enquête a été ouverte.

La situation a dégénéré à Orly

Même scénario à Orly (Val-de-Marne) où une soirée clandestine a réuni plus de 100 personnes, dans un stade. Là aussi, la police est intervenue et a été la cible de jets de projectiles. Cinq suspects, dont trois organisateurs présumés, ont été interpellés. Au total, 59 personnes ont été verbalisées. Un policier a été blessé au cours de cette intervention.

Des images de la soirée et de l’intervention des forces de l’ordre ont été diffusées sur les réseaux sociaux, notamment sur Snapchat. Le syndicat indépendant des commissaires de police (SICP) a relayé ces images, où il est possible de voir des dizaines d’individus sans masque qui ne respectent pas les gestes barrières. Les policiers sont également insultés.

Sur l’une des séquences, deux hommes gonflent un ballon. Une technique généralement employée pour absorber du protoxyde d’azote, appelé aussi « gaz hilarant ».

Les organisateurs de ce type de soirée risquent jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende pour « mise en danger de la vie d’autrui ».