Var : Interpellée après avoir menacé sur Facebook de «se ceinturer d’explosifs» pour s’en prendre aux policiers.


Illustration Actu17 ©

Une internaute a été identifiée et interpellée après avoir tenu des propos menaçant à l’encontre des policiers sur un groupe Facebook consacré aux Gilets jaunes.

INFO ACTU17. « Se ceinturer d’explosifs et aller leur faire péter leurs jolies petites gueules… j’crois qu’il n’y a que ça qu’ils comprennent », a écrit une internaute sur Facebook.

Un message dans une discussion d’un groupe fermé consacré aux Gilets jaunes qui a inquiété les enquêteurs. Ces derniers ont été alertés par un internaute belge ce vendredi, qui a fait un signalement sur la plateforme internet IGPN.

Sous le message de cette femme, un autre internaute lui a répondu qu’elle « allait se retrouver avec les blouses blanches« . Mais cette dernière ne s’est pas dégonflée et a poursuivi : « Quant on est désespéré… Et non là c’est au cimetière direct enfin les morceaux qu’ils retrouveront ».

Une femme de 53 ans déjà connu des services de police

Les policiers ont rapidement identifié l’internaute à l’origine de ce message particulièrement inquiétant, qui habite à la Seyne-sur-Mer (Var). Les policiers du commissariat de la ville ont rapidement été alertés alors que l’acte 15 des Gilets jaunes devait avoir lieu le lendemain.


Ce vendredi peu avant 18 heures, les policiers se sont rendus au domicile de la suspecte et l’ont interpellé. La femme âgé de 53 ans était déjà connue des services de police pour des faits d’appels téléphoniques malveillants selon nos informations. Par ailleurs, elle n’avait jamais été prise en charge par les services psychiatriques.

Un discours « paranoïaque »

Les enquêteurs l’ont placé en garde à vue et ont réalisé une perquisition à son domicile. Rien d’anormal n’a été découvert. Face aux policiers, la mise en cause a expliqué qu’elle soutenait les Gilets jaunes mais a déclaré pour se justifier, que son compte Facebook avait été piraté.

Cette dernière a ensuite tenu des propos montrant de la « paranoïa », expliquant qu’elle était « persécutée » par la police nous explique une source proche de cette affaire.

La mise en cause a finalement été remise en liberté samedi en fin de journée. Une enquête préliminaire se poursuit.