Yvelines : Convoquée au collège au sujet de son fils, elle affirme qu’elle «comprend pourquoi» on tue les enseignants


Illustration. (shutterstock)

La directrice du collège avait décidé de convoquer la mère de l’élève pour lui parler des mots inquiétants écrit par ce dernier.

INFO ACTU17. L’affaire survient après l’ouverture de nombreuses enquêtes pour apologie du terrorisme visant des collégiens et des lycéens mais également après des signalements transmis à la plateforme Pharos. La directrice du collège Paul Eluard de Guyancourt (Yvelines) a contacté la mère d’un élève de 13 ans ce mardi soir. Elle voulait lui faire part des propos troublants de son fils.

Ce dernier avait écrit dans l’après-midi, sur un papier, le nom de son professeur de géographie en toutes lettres, en s’interrogeant « Combien pour T. ». Prévenue, la directrice de l’établissement a donc pris contact avec la mère de l’adolescent et l’a convoquée afin de l’informer de cette découverte.

Le terroriste de Conflans-Sainte-Honorine avait offert près de 350 euros à plusieurs élèves pour qu’ils lui permettent d’identifier sa victime, Samuel Paty, sauvagement assassinée. Le rapprochement était donc inéluctable.

« Je comprends pourquoi on les tue »

Le rendez-vous ne s’est pas déroulé comme la directrice l’aurait imaginé. La mère de l’élève s’est présentée au collège vers 19 heures, très en colère. Elle a hurlé et protesté contre la responsable de l’école selon une source proche de l’enquête. Cette femme âgée de 48 ans est ensuite repartie en lâchant : « je comprends pourquoi on les tue », en parlant des enseignants.


La police a été alertée et les fonctionnaires de la Brigade anticriminalité (BAC) ont interpellé la quadragénaire à son domicile un peu plus d’une heure après. Cette dernière a été placée en garde à vue pour apologie du terrorisme. Une enquête a été ouverte et la direction du collège a déposé plainte. Les enquêteurs de la sûreté urbaine ont été chargés des investigations.

Depuis l’attentat de Conflans, le 16 octobre dernier, 187 enquêtes ont été ouvertes en France pour « menaces », « provocation à la commission d’infractions violentes » ou « apologie du terrorisme » selon franceinfo.