13 djihadistes françaises dont Hayat Boumedienne se sont enfuies de prisons syriennes


Hayat Boumeddiene aurait été aperçue en Syrie en octobre dernier.

Hayat Boumedienne, la compagne du terroriste de l’Hyper Cacher en 2015, fait partie des 13 djihadistes françaises qui se sont échappées de prisons syriennes selon le Centre d’analyse du terrorisme (CAT).

Le nom de la compagne d’Amedy Coulibaly, l’un des terroristes des attaques de janvier 2015, est une nouvelle fois évoqué. Une précédente information indiquait ce vendredi que la jeune femme de 31 ans était toujours en vie, alors qu’elle avait été annoncée morte.

Elle se serait évadée de la prison syrienne dans laquelle elle était retenue rapporte ce mercredi 20 mai le Centre d’analyse du terrorisme (CAT). 12 autres djihadistes françaises en ont fait autant.

« À ce jour, 13 femmes jihadistes françaises qui étaient détenues dans des camps sous le contrôle des Kurdes de Syrie (principalement al-Hol et Aïn Issa) sont présumées en fuite, notamment Hayat Boumedienne, soit 10% des Françaises détenues en Syrie », a indiqué Jean-Charles Brisard, l’un des co-fondateurs de ce think tank installé à Paris, qui est cité par le HuffingPost.

« Ces éléments confirment l’incapacité des autorités locales à garantir la détention des jihadistes étrangers », a-t-il ajouté.


« Le principal risque est celui de la dispersion de jihadistes, qui pourraient soit renforcer les rangs d’organisations jihadistes en Syrie ou en Irak, soit tenter de rejoindre une autre terre de jihad, soit pour certains revenir clandestinement en Europe pour y commettre des attentats », a aussi expliqué Jean-Charles Brisard.

Une djihadiste affirme l’avoir croisée vivante en octobre 2019

Le parquet nationale antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête préliminaire fin avril visant Hayat Boumedienne pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

La jeune femme avait été donnée pour morte, notamment par la belle sœur de Fabien Clain, Dorothée Maquere, peu après la chute du dernier bastion de l’État islamique (EI) à Baghouz, en Syrie, au printemps 2019.

Une jeune djihadiste interpellée à son retour en France a affirmé lors de ses auditions qu’Hayat Boumeddiene était encore vivante en octobre 2019. Elle l’aurait croisée alors qu’elles étaient toutes deux retenues dans l’immense camp d’Al-Hol, en Syrie.

Des personnalités importantes parmi ces femmes

Le CAT estime, comme d’autres organisations, qu’il est nécessaire de rapatrier en France les djihadistes français détenus dans les camps kurdes, ainsi que leurs familles.

Parmi les 13 djihadistes en fuite, figurent des personnalités importantes a précisé Jean-Charles Brisard. « Certaines ont été mariées à des djihadistes très connus, d’autres ont fait de la propagande et sont apparues dans les revues de l’organisation État islamique ».