1er-Mai à Paris : Un important dispositif de 7400 policiers et gendarmes, près de 2000 black blocs attendus


Illustration. (Gérard Bottino / Shutterstock)

Un imposant dispositif de forces de l’ordre sera mis en place ce mercredi 1er-Mai, principalement à Paris. Les autorités craignent la présence de plusieurs centaines de black blocs pour cette fête du travail 2019. La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a indiqué qu’Emmanuel Macron souhaitait « une réponse extrêmement ferme » face à ces derniers.

C’est une journée sous haute tension à laquelle s’attend le ministère de l’Intérieur. 7400 policiers et gendarmes seront déployés à Paris a annoncé Christophe Castaner ce mardi après-midi.

Parmi eux, plus de 3000 CRS et gendarmes mobiles, plus précisément 22 compagnies de CRS et 30 escadrons de gendarmerie mobile selon nos informations.

A cela s’ajouteront l’ensemble des policiers des Brigades anti-criminalités (BAC) parisiennes qui sont tous engagés sur ce dispositif, mais également ceux des compagnies d’intervention et de sécurisation (CSI), ainsi que ceux des BRAV-M (Brigades de répression de l’action violente motorisée), lancées le 23 mars dernier.

Les policiers de la Direction de l’ordre public et de la circulation seront également présents, notamment les Compagnies d’intervention (CI), tout comme ceux de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP).


Des contrôles ont déjà été mis en place dans les gares et sur les autoroutes a indiqué le préfet de police ce mardi après-midi, afin de détecter les éventuels individus armés.

Un premier grand défi pour le nouveau préfet de police

Il y a un an, le 1er-Mai avait été le théâtre de violents incidents à Paris, notamment dans le quartier de la gare d’Austerlitz. De nombreux casseurs et black blocs avaient fait usage de cocktails Molotov, un Macdonald’s avait été détruit, tout comme une concession automobile. Le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police qui font face chaque week-end à la crise des Gilets jaunes, depuis le 17 novembre, sont prévenus et ont choisi un dispositif qui sera très conséquent.

Il s’agira aussi du premier grand défi pour le nouveau préfet de police, Didier Lallement, qui a remplacé Michel Delpuech après le saccage des Champs-Élysées.

Plusieurs syndicats, la CGT, FO, la FSU, Solidaires, l’UNEF et l’UNL, ont appelé à défiler dès 14h30 entre la gare Montparnasse et la place d’Italie, en passant par les boulevards de Port-Royal, Saint-Marcel et de l’Hôpital. Un parcours fortement sécurisé où tous les commerces, débits de boissons et restaurants devront être fermés le temps de la manifestation.

1500 à 2000 black blocs

Les services de renseignement ont alerté le ministère de l’Intérieur il y a déjà plusieurs jours sur la présence en nombre de black blocs demain à Paris.

Un chiffre allant de 1500 à 2000 casseurs de ce type a été avancé, dont quelques centaines venant de plusieurs pays d’Europe. Selon une source policière, cette estimation était bien plus importante en fin de semaine dernière.

Une réponse « extrêmement ferme »

« Le président a indiqué que, de manière très ferme, il fallait à la fois permettre aux uns et aux autres, en cette fête très symbolique du Travail de manifester, de revendiquer (…) et qu’on soit extrêmement ferme contre tous ceux qui n’ont pour objectif que le désordre et la violence, voire des agressions en direction des forces de l’ordre », a indiqué Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, ce mardi après-midi.

Il a « souhaité que la réponse à l’encontre des black blocs notamment, soit extrêmement ferme », a-t-elle ajouté.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’exprimera en fin d’après-midi pour évoquer le dispositif de maintien de l’ordre prévu demain.