4 faux policiers mis en examen pour une centaine de vols dans l’ouest, 80 000 € et des véhicules saisis


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C’est un véritable réseau de voleurs à la fausse qualité qui a été démantelé par les gendarmes. Cinq interpellations ont eu lieu, qui ont débouché sur plusieurs mises en examen.

Des malfaiteurs se faisaient passer pour des policiers afin de faciliter leurs vols, commis depuis juillet 2019 dans tout l’ouest de la France. Très mobiles, ils ont écumé l’Ille-et-Vilaine, le Morbihan, la Loire-Atlantique ou encore le Calvados, jusqu’au mois de juin dernier, relate Ouest-France.

Le réseau a été démantelé lundi dernier, au terme d’une enquête au long cours menée par une cellule spécialisée, composée des gendarmes de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), des Sections de recherches (SR) d’Angers et de Rennes ainsi que des groupements de gendarmerie du Morbihan et de la Sarthe.

Cinq personnes ont été interpellées dans la région nantaise, au Mans et en région parisienne, essentiellement. Trois hommes et deux femmes ont été placés en garde à vue et plusieurs perquisitions ont été menées dans la foulée.

Plus de 90 vols recensés

Les gendarmes ont saisi 80 000 euros en espèces, ainsi que des caravanes et des véhicules volés. L’enquête, dirigée par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes, a mis au jour 71 faits de vols à la fausse qualité, 12 vols aggravés dans des commerces et 11 vols de véhicules, dont 7 ont été retrouvés incendiés.


Lorsqu’ils ciblaient des particuliers, les malfaiteurs dépouillaient leurs proies à domicile. Ils s’attaquaient principalement aux personnes âgées et leur affirmaient vouloir vérifier qu’elles n’avaient pas été cambriolées, en se faisant passer pour des policiers.

Deux personnes écrouées

Une information judiciaire a été ouverte le 7 avril dernier. C’est dans ce cadre que quatre des cinq suspects ont été mis en examen pour « vols et recel de vols en bande organisée, blanchiment et participation à une association de malfaiteurs ».

Les deux principaux mis en cause, « âgés d’une cinquantaine d’années, sont déjà connus de l’institution judiciaire », a précisé le parquet de Rennes. Ils ont été placés en détention provisoire. Les deux autres mis en examen ont été laissés libres, sous contrôle judiciaire.