71 soldats tués au Niger lors d’une attaque djihadiste contre un camp militaire


71 soldats nigériens ont été tués dans une attaque djihadistes à Inates. (capture écran Google map)

Il s’agit du bilan le plus lourd subi par l’armée nigérienne depuis 2015, l’année où les attaques djihadistes ont débuté dans le pays.

Une attaque sanglante a fait 71 morts ce mardi au Niger dans un camp de l’armée, à Inates, près de la frontière avec le Mali. Plusieurs soldats sont également portés disparus a annoncé le ministère de la défense du Niger ce mercredi.

« Malheureusement, on déplore le bilan suivant : 71 militaires tués, douze blessés, des portés disparus, et un nombre important de terroristes neutralisés », peut-on lire dans un communiqué qui fait état dans le même temps de « plusieurs centaines » d’assaillants, et qui évoque des « combats d’une rare violence ».

« Le président de la République, chef suprême des armées, Mahamadou Issoufou, a interrompu sa participation à la Conférence sur la paix durable, la sécurité et le développement en Afrique qui se tient en Égypte, pour rentrer à Niamey suite au drame survenu à #Inates », a écrit la présidence nigérienne sur Twitter.

Le président de la République Emmanuel Macron a de son côté décidé, en accord avec le président nigérien, de reporter à début 2020 le sommet avec les dirigeants des cinq pays du Sahel, consacré à l’opération Barkhane et à la force conjointe du G5 Sahel, qui devait se tenir le 16 décembre à Pau (Pyrénées-Atlantiques).


Des attaques djihadistes qui se multiplient

Le Niger avait prorogé ce mardi l’état d’urgence décrété depuis 2017 dans plusieurs régions, pour une période de trois mois, dans le but de lutter contre les attaques djihadistes.

Ces dernières se multiplient dans le nord de la région de Tahoua et la région voisine de Tillabéri, au Niger, mais également au Mali et au Burkina, et ce malgré la présence des militaires français de la force Barkhane.