Accusation de viol contre Gérald Darmanin : la justice ordonne la reprise de l’enquête


Gérald Darmanin, le 23 septembre 2019. (photo Frederic Legrand - COMEO / Shutterstock)

Une femme accuse le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, de l’avoir violée en 2009. La cour d’appel de Paris a ordonné la reprise de l’enquête concernant cette plainte.

Les investigations doivent être relancées dans l’affaire visant Gérald Darmanin pour des faits qui se seraient produits le 17 mars 2009, relate franceinfo. D’après la plaignante, Sophie Patterson-Spatz, c’est lors d’une soirée à laquelle participait, notamment Gérald Darmanin, qu’elle aurait subi un viol.

Cette ex-call girl accuse l’actuel ministre de l’Action et des Comptes publics, qui était à l’époque conseiller juridique à l’UMP, d’en être l’auteur. Celui-ci avait bénéficié d’un non-lieu en 2018, mais la justice avait déjà ordonné de réexaminer sa validité le 14 novembre dernier. Elle vient, cette fois, d’ordonner la reprise des investigations.

Le 16 août 2018, un juge d’instruction avait pourtant refusé de relancer l’enquête après un classement sans suite de la plainte initiale de Sophie Patterson-Spatz, par le parquet de Paris. Elle avait interjeté appel de cette décision, mais la cour d’appel de Paris avait jugé que son recours était hors délai.

Rebondissement donc, au mois de novembre. La plus haute juridiction de l’ordre judiciaire a, quant à elle, estimé que « la preuve de la notification de l’ordonnance (de non-lieu, ndlr) n’étant pas établie, le délai d’appel n’avait pas commencé à courir » comme prévu au jour de la décision, rendue durant l’été. Ainsi, la Cour de cassation a ordonné à la chambre de l’instruction de réexaminer l’appel formulé par la plaignante.


Le 28 février 2018, Sophie Patterson-Spatz, 46 ans, avait saisi une juge d’instruction par l’intermédiaire d’une plainte avec constitution de partie civile. Elle y accusait Gérald Darmanin de « viol, harcèlement sexuel et abus de confiance » afin de lui demander la poursuite des investigations.

La plaignante avait engagé cette démarche à la suite du classement décidé par le parquet. Le procureur de la République avait classé l’affaire à l’issue d’une enquête préliminaire durant laquelle le ministre avait été auditionné, sans être confronté à celle qui l’accusait d’un crime.