Acte XXIII des Gilets jaunes : Les autorités craignent de violents incidents et la présence de casseurs


Des Gilets jaunes face à des CRS le 19 janvier 2019 à Paris. (photo Actu17 ©)

L’acte XXIII des Gilets jaunes se déroulera notamment à Paris ce samedi 20 avril, mais également à Toulouse ou à Bordeaux. Le ministère de l’Intérieur craint de nouveaux incidents violents dans la capitale.


« Les casseurs seront à nouveau au rendez-vous demain, dans certaines villes de France, à Toulouse, à Montpellier et à Bordeaux notamment, et tout particulièrement à Paris » a affirmé Christophe Castaner ce vendredi matin lors d’une conférence de presse. « Leur objectif est affiché et clair : reproduire le 16 mars » a ajouté le ministre de l’Intérieur.

« C’était l’ultimatum 1 (le 16 mars, ndlr), ils ont depuis appelé à l’ultimatum 2 intitulé « L’acte ultime : Paris, capitale de l’émeute » » a poursuivi le ministre. « Demain 60 000 policiers et gendarmes seront mobilisés dans toute la France » a-t-il par ailleurs précisé.

« Pour beaucoup, les casseurs n’ont pas été touchés par ce qu’il s’est passé à Notre-Dame au contraire », a aussi déclaré le ministre de l’Intérieur.

« Un bloc radical de 1 500 à 2 000 personnes »

La préfecture de police de Paris craint la présence d’« un bloc radical de 1 500 à 2 000 personnes, composé « d’ultra-jaunes » et de membres de la mouvance contestataire », qui « devrait chercher à faire dégénérer les rassemblements organisés dans la capitale par des déambulations erratiques parsemées d’actes violents et par des velléités d’exactions dans des lieux symboliques comme le secteur des Champs-Élysées et le plateau de l’Étoile » selon une note du préfet Didier Lallement, datée du 16 avril, révélée par Le Point.

« La forte activité observée sur les réseaux sociaux en prévision de cet événement, supérieure à celle observée en amont du 16 mars, présage d’une forte mobilisation » est-il également écrit.

Plusieurs figures des Gilets jaunes, Éric Drouet, Maxime Nicolle et Jérôme Rodrigues, considérés comme la « frange la plus dure » du mouvement selon le préfet de police ont appelé à rejoindre les manifestations à Paris, à l’inverse des samedi précédents.

Des contrôles renforcés aux abords des gares et péages

Une déclaration de manifestation a été faite en préfecture, le parcours va de la porte Maillot (XVIIe) à la Cité de la musique (XIXe). Le préfet de police a d’autre part interdit toutes manifestations aux abords de la cathédrale Notre-Dame, tout comme sur les Champs-Élysées et autour du Palais de l’Élysée.

Des contrôles seront mis en place aux abords des gares, aux péages ainsi que sur tous les axes routiers d’Île-de-France afin d’identifier les individus potentiellement armés, ou ceux qui font l’objet d’une interdiction de manifester.

Le dispositif de maintien de l’ordre sera aussi renforcé de « façon très significative » a précisé Didier Lallement.