Admirateur d’Hitler, il avait projeté un attentat dans un lycée et une mosquée, l’homme écroué


Le siège de la DGSI à Levallois-Perret. (photo Ip3 Press/Maxppp ©)

Un adorateur d’Adolf Hitler, âgé de 19 ans, a été mis en examen et écroué ce vendredi. Il avait prévu de commettre une tuerie de masse dans son ancien lycéen et visait également une mosquée.

Il a été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » mardi dernier, avant d’être placé en détention provisoire. Cet homme âgé de 19 ans avait prévu de commettre un massacre le 20 avril 2022, date anniversaire de la naissance d’Adolf Hitler révèle Le Parisien. « Je veux faire pire que Columbine », avait-il prévenu. Il s’agit de cette tuerie de masse commise par deux individus le 20 avril 1999 dans une école de cette ville du Colorado, aux États-Unis.

Le jeune majeur originaire de l’agglomération havraise avait fait des repérages autour de son ancien lycéen en Seine-Maritime, et d’une mosquée située à proximité. Les policiers de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) l’ont interpelle et placé en garde à vue le 28 septembre. Lors de la perquisition de son logement, les enquêteurs ont découvert une vingtaine de couteaux et au moins trois armes à feu dont son beau-père était propriétaire : une carabine 22 long rifle équipée d’une lunette de visée, un fusil de chasse et un pistolet à air comprimé.

« Noirs, juifs et arabes », « tous des racailles »

Une vingtaine de cahiers intitulés « Mein Kampf » ont aussi été saisis. Le suspect s’y décrit comme « un extrémiste partisan de la vision politique de Hitler ». Il évoque notamment ces hommes « noirs, juifs et arabes », « tous des racailles », qui parviennent à conquérir des femmes blanches qui lui échappent. Le mis en cause parle aussi de ses souffrances liées à son enfance, et affirme avoir été victime d’une agression sexuelle, mais également avoir subi du harcèlement de la part de ses camarades de classe. C’est pour ses raisons qu’il justifie son envie de passage à l’acte. Il avait également fait la liste d’une trentaine de personnes à qui il voulait s’en prendre.

Au cours de sa garde à vue, il a estimé que les harceleurs bénéficiaient d’une impunité dans le pays et qu’il s’agissait d’un des plus grands problèmes en France. Il évoque aussi l’augmentation de la délinquance, ajoutant que le gouvernement n’en fait pas assez contre l’islam radical et pour faire face au risque « d’un grand remplacement ».

Deux autres personnes mises en examen

Les policiers ont identifié le suspect par l’intermédiaire d’une jeune femme de 18 ans, Leila B., originaire de Béziers (Hérault), avec qui il était en contact sur la messagerie chiffrée Telegram. Cette dernière, islamiste radicalisée, regardait notamment des vidéos au sujet du djihad et envisageait de frapper un lycée ainsi qu’une église à Pâques, d’après BFMTV. Elle a été interpellée et mise en examen en avril dernier pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Un autre jeune homme de 18 ans, a été quant à lui mis en examen en août dernier pour ne pas avoir dénoncé l’attaque sanglante que Leila se préparait à commettre.