Affaire Théo : Le parquet requiert le renvoi de trois policiers aux assises et demande une requalification des faits


François Hollande, alors président de la République, était venu rendre visite à Théo à l'hôpital, peu après les faits. (photo Arnaud Journois/PhotoPQR/Le Parisien/Maxppp)

Trois policiers impliqués dans l’affaire Théo à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2017 viennent d’être renvoyés devant les assises pour des faits de « violences volontaires avec arme » et non pour « viol aggravé ».

Le parquet de Bobigny a requis une requalification des faits dans l’affaire Théo, ce jeune homme – de son vrai nom Théodore Luhaka – qui avait été blessé lors de son interpellation le 2 février 2017 dans la cité des 3000, à Aulnay-sous-Bois.

Le ministère public réclame le renvoi devant la cour d’assises de trois policiers. « Le principal mis en cause » pour le chef de « violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une mutilation ou une incapacité permanente partielle » et ce dernier ainsi que les deux autres fonctionnaires pour « violences volontaires en réunion par personnes dépositaires de l’autorité publique », « s’agissant des violences commises au préjudice de Théodore Luhaka postérieurement à son interpellation (ITT évaluée à 15 jours) ».

Un non-lieu a été réclamé pour le quatrième policier précise le parquet dans un communiqué.

Au départ de cette affaire, les policiers avaient été mis en examen pour « viol aggravé ». Les magistrats ont estimé que « les éléments constitutifs du viol n’étaient pas réunis au terme de l’instruction » qui s’est terminée en juillet dernier.


 

Théodore Luhaka, âgé de 22 ans au moment des faits, explique avoir souffert d’une plaie longitudinale de 10 centimètres du canal anal et d’une section du muscle sphinctérien. Il souffre d’un handicap à vie selon un rapport d’expertise.