Angers : Écroué pour s’être fait livrer un pistolet-mitrailleur, il est remis en liberté


Illustration. (Shutterstock)

Un homme de 33 ans, bien connu des services de la justice, a été remis en liberté le 16 mars dernier. Il était en détention provisoire après s’être fait livrer un pistolet-mitrailleur acheté aux États-Unis.

La remise en liberté de cet homme au profil inquiétant interroge. En mars 2019, il avait été interpellé alors qu’il venait récupérer à La Poste un colis venant des États-Unis, qui contenait un pistolet-mitrailleur ainsi que des munitions. L’homme avait par ailleurs utilisé de faux papiers trouvés sur le Darknet, pour venir récupérer le paquet qui était au nom de Sulivan Thibaut.

Placé en garde à vue, le mis en cause de 33 ans a expliqué être un survivaliste qui avait peur d’une guerre civile. Il avait alors été mis en examen avant d’être placé en détention provisoire. Les enquêteurs de la police judiciaire cherchent à comprendre pourquoi le trentenaire a tenté de se procurer cette arme à feu et l’information judiciaire est toujours en cours.

Condamné à huit reprises, notamment pour avoir poignardé un policier

Toutefois, après un an de détention provisoire, soit trois mandats de dépôt de quatre mois chacun, le parquet d’Angers (Maine-et-Loire) n’a pas trouvé de motif valable pour continuer à garder le mis en cause derrière les barreaux. L’homme a été remis en liberté le 16 mars sous contrôle judiciaire avec l’obligatoire de rester en France explique Ouest-France.

Le suspect est pourtant loin d’être inconnu de la justice puisqu’il a déjà été condamné à 8 reprises par le passé. Notamment par deux cours d’assises en 2010 et 2011, en première instance et en appel, pour avoir poignardé à plusieurs reprises un policier de la BAC qui procédait à son contrôle, dans la nuit du 5 au 6 août 2008, à Angers. L’homme avait alors écopé de 7 ans de prison.


« Je n’ai jamais été un islamiste radical »

Lors de son audition par visioconférence devant le juge des libertés le 1er juillet dernier, l’homme converti à l’islam a tenu à écarter tout soupçon de radicalisation le concernant rapporte le quotidien. « On me colle une étiquette qui n’est pas du tout la réalité, même s’il y a des éléments (…) Je n’ai jamais été un islamiste radical », a-t-il insisté.

Le mis en cause qui avait fait l’objet d’une perquisition administrative en août 2016 lors de l’état d’urgence, s’était lié d’amitié avec un islamiste angevin condamné en première instance en 2016 pour consultation « habituelle » de sites djihadistes avant d’être relaxé en appel l’année suivante.