Pas-de-Calais : Interpellé par la douane avec 38 kg de cannabis, il est relaxé par le tribunal


Illustration. (photo Ludovic Maillard/PhotoPQR/La Voix du Nord/Maxppp)

Un homme a été interpellé la semaine dernière sur l’autoroute A2 en pleine nuit. Dans sa remorque, les douaniers ont découvert pas moins de 38 kilos d’herbe de cannabis. Jugé en comparution immédiate, le conducteur a finalement été relaxé, malgré les réquisitions du parquet qui réclamait une peine de prison ferme.


Il s’attendait certainement à passer un moment beaucoup plus difficile au tribunal. Un Espagnol a été arrêté par les douaniers dans la nuit de mercredi à jeudi vers 03h40, à hauteur de Rocquigny (Pas-de-Calais) sur l’A2, alors qu’il circulait au volant de son Audi A3 raconte La Voix du Nord. Il tractait une remorque et se dirigeait vers Liège (Belgique) pour se rendre ensuite en Allemagne.

Lors des vérifications, les douaniers ont d’abord découvert des poêles et des sulkys. En cherchant plus loin, ils ont constaté que la remorque avait un double fond. Une scie a été nécessaire pour découvrir ce qu’il y avait à l’intérieur : 34 sachets thermoformés contenant d’herbe de cannabis. Au total, 38 kilos de drogue ont été saisis et le conducteur a été interpellé.

Il affirme qu’il ne savait pas ce qu’il y avait dans la remorque

L’homme a été jugé dans le cadre d’une comparution immédiate ce lundi. Il a expliqué lors de l’audience qu’il ne savait pas qu’il transportait cette drogue, expliquant qu’il avait récupéré la remorque à Grenade (ville du sud de l’Espagne, ndlr), à la demande d’un certain « Pablo » qui est le patron d’une entreprise pour laquelle il a déjà travaillé. L’Audi A3 était en tout cas bien sa voiture. Le prévenu a aussi précisé qu’il ne devait connaître le lieu de sa destination finale, qu’une fois arrivé à la frontière.

Le parquet a requis deux ans de prison ferme à l’encontre de cet homme ainsi qu’un mandat de dépôt, mais également des amendes douanières et la confiscation de son véhicule. L’avocat du prévenu a de son côté insisté sur le fait que son client était père de cinq enfants et que son intention volontaire ne pouvait pas être caractérisée dans ce dossier.


Des arguments qui ont convaincu le tribunal qui a décidé de relaxer le prévenu. Ce dernier est donc ressorti libre. Le parquet a dix jours pour faire appel de cette décision.