Ardennes : Un commandant de la DGSI mis en examen pour viol sur une fille de 17 ans


Le siège de la DGSI à Levallois-Perret. (photo NemesisIII / Wikimedia)

Un policier de 57 ans, commandant à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a été mis en examen ce vendredi avant d’être placé en détention provisoire. Il est notamment accusé d’avoir violé une jeune fille de 17 ans.

Le mis en cause qui est commandant de police, directeur départemental de la DGSI de Charleville-Mézières (Ardennes), habilité secret-défense avait été relevé de ses fonctions à la mi-avril après une plainte déposée par une jeune femme, pour des viols. L’homme a été mis en examen ce vendredi pour viol sur mineure, sur personne vulnérable, attouchements et consultation et détention d’images pédopornographiques. Il a été placé en détention provisoire.

La veille, jeudi, l’officier avait été placé en garde à vue dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret révèle le journal L’Ardennais.

La victime suivie par la DGSI, serait en voie de radicalisation

La plaignante qui avait 17 ans au moment des faits présumés, est une musulmane en voie de radicalisation qui serait fichée S, et qui est surveillée par la DGSI car son petit ami de l’époque souhaitait rejoindre la Syrie. C’est dans le cadre de cette surveillance qu’elle aurait rencontré le commandant de police, qui parle arabe et qui aussi expert en déradicalisation.

La jeune fille accuse dans sa plainte le commandant de police de l’avoir violée à trois reprises, dans son bureau mais également dans une forêt près de Charleville-Mézières où le policier l’avait emmenée, selon le quotidien.


Plusieurs milliers de fichiers pédopornographiques découverts dans son ordinateur

Lors de sa garde à vue, le suspect aurait reconnu avoir eu des relations sexuelles consenties avec la plaignante, évoquant une relation « incestueuse » avec l’adolescente. Une jeune fille qu’il considère « comme sa fille » selon ses déclarations, a précisé le procureur de la République de Reims, Mathieu Bourrette.

Lors de l’analyse de son ordinateur et ses supports informatiques, les enquêteurs ont découvert plusieurs milliers de fichiers pédopornographiques, que le mis en cause aurait collecté depuis le début des années 2000. Il aurait tenté d’en effacer certains.

Par ailleurs, les enquêteurs estiment qu’il pourrait y avoir au moins une autre victime.