Attaque à la mosquée de Bayonne : le suspect Claude Sinké est décédé


Claude Sinké a été mis en examen et écroué. (photo Facebook)

L’auteur présumé de l’attaque de la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantique), Claude Sinké, avait été mis en examen et placé en détention provisoire.

Claude Sinké, qui aurait tiré des coups de feu à la mosquée de Bayonne le 28 octobre dernier, et fait deux blessés, est mort mercredi soir au centre hospitalier de Mont-de-Marsan (Landes).

L’homme âgé de 84 ans était incarcéré au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan depuis le 30 octobre 2019, sous le régime de la détention provisoire. Il faisait l’objet d’un suivi médical ambulatoire important au sein du centre pénitentiaire pour diverses pathologies, indique le procureur dans un communiqué.

Une brusque détérioration de son état de santé

« Mercredi 26 février 2020 dans l’après-midi, une brusque détérioration de son état de santé conduisait un médecin de l’UCSA (Unité de Consultation et de Soins Ambulatoires, ndlr), à prescrire sa conduite aux urgences du centre hospitalier de Mont-de-Marsan. Celle-ci était immédiatement réalisée. Il y décédait à 21h07 », précise le magistrat.

Une enquête pour « recherche des causes de la mort » a été ouverte par le parquet de Mont-de-Marsan et confiée aux policiers du commissariat de police de la ville. Il s’agit d’une procédure systématique après le décès d’une personne détenue.


Il déclarait avoir voulu « se venger » de l’incendie de Notre-Dame

L’octogénaire était poursuivi pour « tentative d’assassinats », « tentative de destruction de bien par un moyen dangereux pour les personnes commis en raison de la race ou de la religion », « violences avec usage ou menace d’une arme » et « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

Le jour de l’attaque en plein après-midi, l’homme avait tenté de brûler la mosquée en aspergeant d’essence la porte principale. Les enquêteurs avaient rapidement porté leurs soupçons sur cet octogénaire décrit comme isolé et obsédé par les musulmans, relate Le Parisien. Durant ses auditions en garde à vue, il avait déclaré avoir voulu « se venger » de l’incendie de Notre-Dame de Paris, les tenant pour responsables.