Attaque à la préfecture de police de Paris : l’assaillant aurait hurlé «Allah Akbar» la nuit précédente


Illustration. (photo Remy Buisine ©)

Un témoin, qui est policier, affirme avoir entendu le tueur de la préfecture de police de Paris Mickaël Harpon, hurler « Allah Akbar », la nuit qui a précédé l’attaque au couteau.

L’enquête se poursuit après la tuerie de la préfecture de police de Paris. Quatre fonctionnaires ont été tués et une autre gravement blessée par un adjoint administratif armé d’un couteau, qui était affecté au service informatique de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP).

Mickaël Harpon a été abattu par un policier alors qu’il refusait de lâcher son couteau avec une lame d’une trentaine de centimètres. L’assaillant se trouvait à ce moment là dans la cour intérieure de la préfecture de police, il était environ 13 heures.

Des hurlements vers 3 ou 4 heures du matin

L’auteur des faits vivait à Gonesse (Val-d’Oise), dans une résidence où habitent plusieurs fonctionnaires de police. Un habitant qui est policier, interrogé par Le Figaro, affirme qu’un voisin du tueur, lui aussi policier, lui a raconté avoir entendu Mickaël Harpon hurler « Allah Akbar » à deux reprises vers 3 ou 4 heures du matin, dans la nuit qui a précédé l’attaque et que cela l’a réveillé.

« Cette voix provenait de l’appartement de Mickaël Harpon, m’a t-il assuré. (…) C’est après l’attaque de la préfecture, jeudi à la mi-journée, qu’il a fait le lien avec ce qui s’était produit dans la nuit », explique le policier au quotidien. Par ailleurs, plusieurs voisins ont expliqué que Mickaël Harpon était converti à l’islam « depuis plus longtemps que 18 mois », et qu’il fréquentait la mosquée de la Fauconnière, à Gonesse.


De plus, un autre voisin qui est un ex-policier de la préfecture de police de Paris, affirme qu’il voyait Mickaël Harpon le matin très tôt, habillé en djellaba, se rendre à la mosquée pour prier avec deux autres personnes.

A ce stade des investigations, le parquet de Paris est toujours saisi de l’enquête. Le parquet antiterroriste continue de son côté à évaluer la situation.