Attaque à la préfecture : une policière de la PAF entendue par les enquêteurs


Illustration. (photo Remy Buisine ©)

Cinq personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans la nuit de dimanche à lundi. Une femme de l’un des suspects a aussi été entendue par les enquêteurs dans le cadre d’une audition libre.

L’enquête sur la tuerie de la préfecture de police de Paris se poursuit. Les enquêteurs cherchent à déterminer si Mickaël Harpon a bénéficié d’aide ou de soutien et comment il s’est radicalisé.

Cinq suspects faisant partie de l’entourage de l’assaillant ont été interpellés par les policiers de la Brigade criminelle de Paris, de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), avant d’être placés en garde à vue dans la nuit de dimanche à lundi.

L’un a été arrêté à Gonesse (Val-d’Oise), ville où résidait le tueur, au Thillay pour le second et à Sarcelles pour le troisième. Ces derniers sont âgés de 35 à 46 ans.

L’un des suspects est Ahmed H., 35 ans. Il était l’imam secondaire de la mosquée de Gonesse que Mickaël Harpon fréquentait. Ce dernier est fiché S et faisait l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), en 2011, qui a été par la suite annulée suite à sa situation familiale.


Une policière auditionnée

D’autre part, les enquêteurs ont auditionné ce mardi la femme de l’un des suspects qui est chauffeur de taxi. Cette dernière qui est affectée à la Police aux frontières (PAF) a été entendue librement explique BFMTV. La fonctionnaire et son compagnon sont tous les deux décrits comme étant « des musulmans pratiquants modérés ».

Quatre fonctionnaires de police ont été tués dans l’attaque de la préfecture. Une cinquième victime a été grièvement blessée.