Attaque à Paris : le père de l’assaillant se dit «heureux» et affirme que son fils a fait du «bon travail»


Un large périmètre de sécurité a été mis en place autour du boulevard Richard Lenoir. (photo Ian Langsdon/EPA/Newscom/Maxppp)

Le père de l’assaillant qui a grièvement blessé deux employés de Premières Lignes vendredi à Paris (XIe) avec une feuille de boucher, a expliqué que son fils avait fait du « bon travail ».

Le père de Zaheer Hassan Mehmood, le terroriste de Paris qui a attaqué deux personnes en pleine rue ce vendredi 25 septembre, s’est réjoui de l’acte de son fils. L’homme, qui est un fermier et qui habite au Pakistan, dans la province de Mandi Bahauddin, a été interviewé par Naya Pakistan (un média pakistanais, ndlr). Il a estimé que son fils avait « fait du bon travail » et qu’il était particulièrement « heureux » de l’attaque.

Il a également appelé les autorités pakistanaises à rapatrier son fils. « Je demande au gouvernement pakistanais de ramener mon fils à la maison, a-t-il déclaré. Il a servi l’Islam et nous sommes un pays musulman », a-t-il jugé. « Mon fils a un cœur de lion », a insisté le père de famille.

Ce dernier a aussi expliqué que son fils priait régulièrement, et qu’il était un disciple de Muhammad Ilyas Qadri, le fondateur de l’organisation Dawat-e-Islami, qui a construit plusieurs écoles coraniques au Pakistan et dans d’autres pays.

Mis en examen et écroué

Le procureur de la République antiterroriste Jean-François Ricard, a annoncé lors d’une conférence de presse ce mardi que l’assaillant avait été mis en examen pour « tentative d’assassinats » terroristes et « association de malfaiteurs terroriste » et qu’il était en fait âgé de 25 ans et non de 18 ans. Le mis en cause a été placé en détention provisoire.


Face aux enquêteurs, Zaheer Hassan Mehmood a reconnu les faits. Le terroriste avait fait des repérages les 18, 22 et 24 septembre. « Son projet initial était de pénétrer dans les locaux du journal, si nécessaire à l’aide du marteau, avant de les incendier », en faisant usage de son liquide inflammable a expliqué Jean-François Ricard. Il aurait finalement décidé de passer à l’acte immédiatement et d’une autre façon donc, en voyant les deux victimes dans la rue.