Attentat de Magnanville : Mohamed Aberouz, complice présumé, renvoyé devant les assises

Jean-Baptiste Salvaing et sa compagne Jessica Schneider ont été assassinés à leur domicile à Magnanville (Yvelines), le 13 juin 2016.

Des juges d’instruction antiterroristes ont ordonné le renvoi devant la cour d’assises spéciale de Mohamed Lamine Aberouz pour « complicité » dans l’attentat de Magnanville (Yvelines), dans lequel le policier Jean-Baptiste Salvaing et sa compagne Jessica Schneider ont été assassinés.

Les magistrats ont suivi les réquisitions du parquet national antiterroriste (PNAT). Mohamed Lamine Aberouz est renvoyé devant la cour d’assises spéciale par des juges d’instruction antiterroriste. Il est soupçonné d’avoir eu un rôle de complice du terroriste Larossi Abballa dans l’attentat de Magnanville, qui a coûté la vie à un couple de policiers.

Cet homme de 28 ans, mis en examen le 11 décembre 2017 pour « complicité d’assassinats sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste », est accusé d’avoir apporté un soutien logistique au terroriste. Le suspect, qui est depuis écroué, nie toute implication. Son ADN a pourtant été retrouvé sur le repose-poignet de l’ordinateur des défunts, utilisé par le terroriste pour diffuser son message de revendication, au nom du groupe État islamique (EI), en direct sur Facebook. Le tueur de 25 ans a été abattu par les forces de l’ordre lors de l’assaut, peu après.

Déjà condamné pour l’attentat raté près de Notre-Dame

Mohamed Lamine Aberouz est également soupçonné d’avoir eu connaissance du projet terroriste de Larossi Abballa, qu’il avait rencontré plusieurs fois en 2016. Il aurait par ailleurs eu un ascendant idéologique sur lui. Les deux hommes ont eu la même fiancée : Sarah Hervouët. Cette dernière a été condamnée à vingt ans de réclusion pour une tentative d’attentat aux bonbonnes de gaz – qui avaient été disposées dans une voiture -, non loin de la cathédrale Notre-Dame, en 2016 à Paris. Dans ce dossier, Mohamed Lamine Aberouz a écopé d’une peine de cinq ans de prison pour non-dénonciation de crime terroriste.

Le PNAT a confirmé le non-lieu pour les deux autres suspects, Charaf Din Aberouz, 35 ans, frère aîné de Mohamed, et Saad Rajraji, 32 ans, condamnés en 2013 – tout comme Larossi Abballa – dans une filière afghano-pakistanaise de recrutement au djihad.