Attentat de Nice : Un quatrième suspect mis en examen a été remis en liberté


Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait foncé dans la foule avec un camion le 14 juillet 2016, à Nice. 86 personnes ont été tuées, 400 autres blessées. (© PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP)

Mohamed Oualid G., 43 ans, mis en examen dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Nice le 14 juillet 2016, a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

Il s’agit du quatrième suspect en cause dans l’attentat de Nice a être remis en liberté, après celles en novembre 2017 de la Franco-Albanaise Enkeledja Z., puis en août 2018 de Hamdi Z., un membre de l’entourage de l’auteur de la tuerie et en janvier 2019, de Brahim T. Mohamed Oualid G. était en détention provisoire depuis le 21 juillet 2016.

Franco-Tunisien, il était réceptionniste dans un hôtel de Nice (Alpes-Maritimes) et s’était présenté spontanément à la police dès le lendemain de l’attentat commis le 14 juillet 2016.

Un juge d’instruction du tribunal de Paris a rendu une ordonnance de mise en liberté assortie d’une assignation à résidence sous surveillance électronique, le 6 août dernier. Cette mesure a été confirmée dix jours plus tard par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, alors que le parquet général avait fait appel, relate France Info.

Dans la cabine du camion du terroriste

L’auteur de l’attentat de Nice, Lahouaiej Bouhlel, et Mohamed Oualid G. avaient fait connaissance en Tunisie en 2003 avant de se retrouver sur la Côte d’Azur en 2009.


Les soupçons des enquêteurs s’étaient rapidement tournés vers Mohamed Oualid G. en raison notamment d’une photographie le montrant, la veille de l’attentat, dans la cabine du camion qui avait foncé sur la foule 14 juillet. Avant d’être abattu par la police au volant du camion, Lahouaiej Bouhlel a tué 86 personnes et en a blessé 400 autres.

La veille, Mohamed Oualid G. avait aussi racheté à au terroriste sa voiture. L’exploitation de la téléphonie par les enquêteurs a mis en lumière 1 278 appels entre les deux hommes entre juillet 2015 et juillet 2016. Le suspect a toujours clamé son innocence.

Huit personnes sont mises en examen dans ce dossier. Un neuvième individu s’est suicidé en prison au mois de juin 2018, peu après le renouvellement de sa détention provisoire.

Les enquêteurs n’ont à ce jour pas retrouvé de profession de foi ou une marque d’allégeance du tueur au groupe EI, qui avait rapidement revendiqué l’attentat. Cependant, Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait agi selon un mode opératoire préconisé par l’organisation terroriste.