Aurillac : Des armes, 5 kg de drogue et 27 000 € saisis à la suite d’un contrôle du confinement


Un contrôle du confinement a permis le démantèlement d'un trafic de stupéfiants à Aurillac. (photo Police nationale)

Un contrôle des attestations de déplacement dérogatoire a permis le démantèlement d’un trafic de stupéfiants dans le Cantal. La perquisition d’un appartement a conduit les policiers à saisir des armes, de la drogue et de l’agent en petites coupures.

Une patrouille de police a eu son attention attirée par un véhicule dans lequel se trouvaient quatre personnes, dimanche peu avant minuit, sur la place d’Aurinques à Aurillac (Cantal). Les fonctionnaires ont procédé à leur contrôle dans le cadre des mesures de confinement de la population liées à la crise sanitaire du Covid-19.

Un fusil à canon scié et des cartouches sous un siège

Tout s’est très bien déroulé, trop bien même, pour les policiers qui avaient affaire à des individus connus pour trafic de stupéfiants et rébellion notamment. Lorsqu’ils ont entrepris de les verbaliser pour la non-présentation d’attestation de déplacement dérogatoire, leurs soupçons se sont confirmés.

Les fonctionnaires ont vu un canon de fusil dépasser du siège passager. Immédiatement, les quatre suspects ont été interpellés et placés en garde à vue. Dans l’habitacle se trouvaient un fusil à canon scié et plusieurs cartouches de calibre 12, indique la Direction départementale de sécurité publique du Cantal dans une publication sur Facebook. Ils ont nié en être les propriétaires.

Une perquisition fructueuse

L’enquête a été confiée à la brigade de sûreté urbaine (BSU), qui a mené une perquisition dans un appartement où sont domiciliés deux des suspects, dès le lendemain à 6 heures du matin. Dans le logement situé près de la place d’Aurinques, les policiers ont découvert et saisi 240 grammes de cocaïne, 5 kg de résine de cannabis en plaquettes et barrettes conditionnées en sachets individuels, ainsi que 27 000 euros en petites coupures et un gomme-cogne réplique d’un fusil à canon scié.


Les quatre hommes, âgés de 21 à 33 ans, pourraient être déférés devant le parquet d’Aurillac ce mercredi ou jeudi, au terme de leur garde à vue pouvant s’étaler sur 96 heures. Ils ont d’ores et déjà reconnu une partie des faits qui leur sont reprochés, précise La Montagne.