Avignon : 4 jeunes filles séquestrées et forcées à se prostituer, 2 suspects en garde à vue


Illustration. (shutterstock)

C’est une affaire sordide que les policiers d’Avignon (Vaucluse) viennent de mettre au jour. Les jeunes filles, sous la coupe de proxénètes, étaient confinées dans l’appartement où elles devaient réaliser des passes.

Deux suspects, âgés de 22 et 29 ans ont été interpellés dans un appartement d’Avignon. Soupçonnés d’avoir séquestré quatre jeunes filles qu’ils obligeaient à se prostituer, ils devaient être déférés ce jeudi devant la justice. Les deux hommes sont poursuivis pour des faits de proxénétisme et pour les violences commises sur leurs victimes, relate La Provence.

Profitant de l’absence de ses bourreaux, elle appelle la police

L’intervention des policiers a été déclenchée par un appel de détresse. L’une des victimes a profité de la sortie de ses geôliers pour téléphoner au 17 Police-secours. Elle a alors affirmé à l’opérateur être séquestrée et forcée à se prostituer, tout comme trois autres jeunes filles, en plein centre-ville d’Avignon.

La police judiciaire enquête

Un équipage de la police judiciaire d’Avignon s’est rendu sur place et a découvert un appartement loué et tout un système organisé par les proxénètes. Délivrées, les quatre victimes ont raconté les sévices et les violences qui leur ont été infligées pour les forcer à se prostituer.

Elles ont dénoncé des contraintes exercées par des hommes armés et violents. Ces derniers ont été interpellés sur place. Les déclarations des victimes ont été appuyées par la découverte d’un pistolet, de matériel de conditionnement de stupéfiants, de l’herbe et de la résine de cannabis en petite quantité.


Bloquées en confinement dans l’appartement des malfaiteurs

L’enquête a démontré que les victimes étaient en rupture familiale et isolées. Les clients, eux, étaient recrutés sur internet.

Les deux suspects de 22 et 29 ans étaient déjà défavorablement connus des services de police. Les enquêteurs ont pu déterminer que leur rencontre avec les victimes s’était faite par des connaissances communes avant que les deux hommes les asservissent et les obligent à louer l’appartement à leurs noms.