Belfort : Elle fait croire à son amant qu’elle a été enlevée, les gendarmes la retrouvent chez son mari


Illustration. (NeydtStock / Shutterstock)

Une femme a inventé son enlèvement pour ne pas aller voir son amant. Problème : Un vaste dispositif de recherches a été déployé par les autorités.

Les gendarmes ont interpellé une femme de 36 ans, ce lundi, car elle avait fait croire à son amant qu’elle avait été enlevée et ainsi provoqué d’importantes recherches, a indiqué le procureur de la République de Belfort.

Cette femme mariée et mère de famille doit être déférée devant la justice ce mardi, en vue d’une comparution immédiate ou d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Elle est poursuivie pour « divulgation d’informations fausses faisant croire à un sinistre et de nature à provoquer l’intervention des secours », selon cette même source.

Soi-disant ligotée dans un coffre

L’affaire a débuté samedi vers 21 heures, lorsqu’un homme de 36 ans a appelé la gendarmerie. Il leur a expliqué qu’une femme, avec laquelle il entretient une relation depuis quelques mois et qui est enceinte de lui, lui avait affirmé avoir été enlevée par son ex-compagnon.

Via un réseau social, elle lui avait même envoyé une photographie d’elle-même enfermée dans un coffre de voiture. Sur ce cliché, on pouvait la voir ligotée, précise le parquet.


30 gendarmes déployés

Vu la gravité des faits rapportés aux gendarmes, un important dispositif de recherches a été déclenché, rapporte France Info. Pas moins de trente militaires ont été déployés pour tenter de retrouver la trentenaire, qui avait indiqué se trouver probablement sur autoroute.

Une suite de mensonges

Parallèlement, une enquête a été ouverte et les vérifications faites sur les réseaux sociaux ont permis d’identifier précisément cette femme. Contrairement à ce qu’elle avait affirmé à son amant, elle n’habitait pas chez sa tante sur le territoire de Belfort, mais dans le Haut-Rhin avec… mari et enfants.

Les gendarmes ont donc visité son domicile familial, dimanche vers 4 heures du matin. D’après un officier de la gendarmerie du Territoire de Belfort, c’est ainsi que les militaires ont découvert qu’elle était « mythomane, mariée avec des enfants ». Elle avait monté tout ce stratagème simplement pour ne pas aller voir son amant. Pour la discrétion, c’est plutôt raté.

La trentenaire s’expose à 6 mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende pour dénonciation mensongère à une autorité judiciaire entraînant des recherches inutiles.