Belgique : Le viol collectif d’une adolescente diffusé sur Snapchat, 7 suspects interpellés


Illustration. (photo perzonseowebbyra.se / Flickr)

Cinq mineurs et deux majeurs ont été interpellés après la diffusion de plusieurs vidéos montrant le viol collectif d’une adolescente. Des faits qui se sont déroulés à Chaudfontaine, près de Liège (Belgique).

Le viol collectif s’est déroulé dans la nuit du 30 au 31 mars dernier. Des images des faits ont été diffusées sur le réseau social Snapchat par un individu qui voulait « faire du buzz » en annonçant la diffusion d’images « interdites aux moins de 18 ans » raconte Sudinfo.

Sur plusieurs courtes vidéos, on aperçoit une adolescente âgée d’environ 15 ans qui est dans l’incapacité de réagir et qui semble avoir été droguée, qui est dénudée et allongée sur un matelas. Les auteurs avaient placé des coussins sous son bassin pour abuser d’elle plus facilement précise le média belge. Ces derniers qui se félicitent et qui rigolent sur les vidéos, sont identifiables sur ces images.

Violée durant plusieurs heures

Le calvaire de la victime a été long. La police judiciaire de Liège a été saisie de cette affaire et les enquêteurs sont parvenus à mettre la main sur la vidéo complète des faits, qui ont duré plusieurs heures.

Les auteurs qui ont agi à visage découvert, ont rapidement été interpellés. Au total, cinq mineurs âgés de 13 à 17 ans ont été arrêtés la semaine dernière, ainsi que deux majeurs de 18 ans.


Des peines encourues allant de 10 à 20 ans de prison

« Les auteurs ont été arrêtés mardi et jeudi. Cinq mineurs et deux majeurs. Les cinq mineurs ont été placés en IPPJ (Institutions publiques de protection de la jeunesse, ndlr) fermé. Les deux majeurs ont été placés sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction », a précisé Catherine Collignon premier substitut du procureur du Roi de Liège, à RTL info. En outre, la victime a déposé plainte.

Si la victime est âgée de moins de 18 ans, les peines contre les auteurs peuvent atteindre 10 à 15 ans de prison. Elles peuvent aller de 15 à 20 ans si la victime est âgée de moins de 16 ans.

Par ailleurs, les personnes qui ont diffusé les images de ce viol collectif pourraient également être poursuivies. « On parle de peines, avec diverses circonstances aggravantes, qui peuvent aller jusqu’à 15 ans de prison », a précisé Martin Aubry avocat belge, spécialisé en droit de la jeunesse.