Besançon : Un couple trouve un colis contenant une bombe artisanale dans sa boite aux lettres

Illustration. (Jose Hernandez/Camera 51/shutterstock)

Un couple domicilié à Besançon (Doubs) a fait une effrayante découverte la semaine dernière en ouvrant sa boite aux lettres. Un colis contenant un engin explosif avait été déposé à l’intérieur. Le dispositif était vraisemblablement en état de fonctionner.

C’est un véritable drame qui a sans doute été évité de peu la semaine dernière à Besançon. Un homme qui vit dans une zone pavillonnaire du nord de la ville avec sa compagne, a ramassé son courrier mercredi 10 novembre en rentrant chez lui, vers 18h30. Il a découvert un colis plutôt suspect alors qu’il n’en attendait pas. A l’intérieur, l’homme a constaté qu’il y avait des fioles en verre, une bouteille et un aérosol avec des fils décrit une source proche du dossier.

Stupéfait, il a alerté la police qui est rapidement arrivée sur place. Le service de déminage a été avisé et le colis suspect écarté. Les démineurs l’ont analysé le lendemain. « Il y avait une trentaine de fioles à l’intérieur contenant un liquide inflammable ainsi qu’un kilo et demi d’ammonal, un explosif utilisé lors de la première guerre mondiale », détaille cette source. « Un dispositif de mise à feu artisanal a aussi été découvert, vraisemblablement en état de fonctionnement ». Le colis était semble-t-il prévu pour se déclencher lors de l’ouverture, ce qui ne s’est donc pas produit.

Le couple a déposé plainte

Des prélèvements ont été réalisés sur les différents éléments et sur le colis par les fonctionnaires de l’identité judiciaire, dans le but de découvrir une trace ou un ADN permettant l’identification d’un suspect. Les policiers de la sûreté départementale ont été chargés de cette enquête et on ne sait pas s’il y a eu des interpellations dans cette affaire, jusqu’à présent.

Qui en veut à ce couple au point de tenter de le tuer ? C’est l’une des questions centrales de cette enquête. L’homme, qui est employé dans une banque, n’aurait pas été en capacité d’aiguiller les policiers. Les victimes ont en tout cas déposé plainte.