Besançon : Une trentaine de chats retrouvés morts dans le congélateur de personnes âgées


Illustration. (Shutterstock / Cristina Annibali)

Une terrible découverte a été faite dans un domicile de Besançon (Doubs), grâce à l’intervention de la police à la demande de la Société protectrice des animaux (SPA).

Les policiers ont mené une opération dans une maison de Besançon après des signalements effectués par la SPA, ce mardi vers 11h30. En entendant une femme crier depuis l’intérieur du domicile, les fonctionnaires ont fait appel aux pompiers qui ont procédé à l’ouverture de la porte, rapporte L’Est Républicain. Le sol de l’habitation appartenant à un homme de 77 ans était jonché d’excréments d’animaux et d’immondices.

« Très diminuée, blessée aux jambes, peu vêtue et très confuse », la femme du propriétaire, âgée de 91 ans, a été prise en charge par les secours et transportée aux urgences de l’hôpital.

Des chats morts, d’autres en péril

Les policiers ont procédé à une visite des lieux et découvert une trentaine de chats dans un congélateur. Chacun d’entre eux était soigneusement emballé dans un sachet mentionnant son nom. L’association a mandaté un huissier de justice pour constater les faits. Pour sa part, le septuagénaire nie toute maltraitance envers les animaux. Il possède d’ailleurs une quarantaine de chats, dans son jardin.

« À l’extérieur, le propriétaire avait aménagé trois parcs clôturés pour ses autres chats. Ils sont encore vivants, mais en mauvaise santé, très maigres. Ils n’avaient même pas à boire. Le problème est que le Monsieur ne stérilisait plus ses chats, qui se reproduisent entre eux », a déclaré l’inspectrice de la SPA au quotidien régional. Certains pourraient être atteints du typhus, de la gale ou du coryza d’après des symptômes constatés sur les animaux.


Une plainte doit être déposée par la SPA

La présidente de la section locale de l’association Fabienne Chedeville, en est persuadée : « Le propriétaire souffre du syndrome de Noé, c’est une pathologie psychiatrique qui pousse à accumuler les animaux ».

L’habitation était entourée d’amoncellements de sacs poubelle qui pourraient également laisser penser que l’homme est atteint du syndrome de Diogène, le rendant incapable d’arrêter d’accumuler les déchets. Les services de la ville ont été sollicités pour évacuer ces ordures.

Le parquet de Besançon a été informé de cette découverte, et la SPA devrait déposer plainte ce mercredi. L’association a également publié un message sur Facebook demandant un prêt de caisses de transport pour chats aux bonnes âmes qui en possèderaient.