Bordeaux : Une femme «en état de démence» poignarde un policier avant d’être neutralisée par balle


Illustration. (Jose Hernandez Camera 51/shutterstock)

Une femme a été touchée à la tête par un tir de riposte d’un policier et grièvement blessée, ce lundi après-midi à Bordeaux (Gironde). Elle n’est pas décédée contrairement aux premières informations que nous avons évoquées. En état de démence, elle venait de poignarder un autre fonctionnaire.

Mise à jour 23h40. La femme touchée par un tir de riposte d’un policier n’est pas décédée annonce le parquet, qui contredit les premières informations données par des sources policières dans cette affaire. Grièvement blessée, elle a été évacuée à l’hôpital en état d’urgence absolue, « en déchoquage », au CHU Pellegrin de Bordeaux.

En outre, l’agresseuse qui a poignardé un policier de 27 ans, a hurlé des mots comme « mécréants » et « Allah Akbar » au moment des faits précise le parquet cité par Sud Ouest. Le parquet national antiterroriste (PNAT) a été avisé mais à ce stade, c’est le parquet de Bordeaux qui reste saisi de ce dossier.

La PJ et l’IGPN saisies

Deux enquêtes ont été ouvertes, l’une qui a été confiée à la police judiciaire pour « violences volontaires aggravées sur personnes dépositaires de l’autorité publique », la seconde confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) qui permettra de confirmer que le policier a fait usage de son arme de service, dans un cadre légal de légitime défense.

19h55. Les faits se sont produits au cours d’une intervention de police, dans un logement de la rue de Pessac à Bordeaux vers 17 heures. Une femme qui menaçait son mari avec un couteau, s’est retranchée dans une pièce de son domicile à l’arrivée des policiers de la brigade anticriminalité (BAC).

Alors qu’elle allait être maîtrisée et interpellée, la mise en cause armée de deux couteaux qui était dans un « état de démence » selon des sources policières, s’est jetée sur les policiers. Ces derniers ont utilisé leur lanceur de balle de défense (LBD) pour tenter de l’arrêter, en vain.

L’un des policiers a été poignardé au niveau d’une jambe. Son collègue a alors ouvert le feu pour la neutraliser. Grièvement blessée à la tête, elle a été déclarée morte par le SAMU peu après. Cette dernière était suivie en psychiatrie pour schizophrénie. Le fonctionnaire blessé a été transporté à l’hôpital et ses jours ne sont pas en danger.

Une enquête a été ouverte par le parquet et confiée à la police judiciaire ainsi qu’à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).